Le communiqué de l’Inter-LGBT du 26 avril appelant à faire battre les idées du Front National a provoqué quelques remous sur les réseaux sociaux, les internautes reprochant à l’interassociative de ne pas appeler explicitement à voter Emmanuel Macron (Lire L’Inter-LGBT appelle à faire barrage au FN et déclenche une polémique).

Par téléphone, Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT (photo, au centre) justifie la décision de l’association: «Nous sommes une association a-partisane, nous ne pouvons pas appeler à voter explicitement pour un ou une candidat.e.»

«Notre rôle est d’éclairer les choix des personnes qui vont aller voter, grâce au questionnaire et à la charte d’engagement LGBT que nous avons diffusé auprès des candidat.e.s», poursuit la militante.

En 2002, l’Inter-LGBT avait pourtant appelé à voter Jacques Chirac, qui était opposé à Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. En 2012, l’interassociative avait appelé à voter François Hollande, alors opposé à Nicolas Sarkozy. «L’élection de 2002 n’est pas celle de 2017», balaie d’un revers de main Clémence Zamora-Cruz. «La question de l’égalité ne se posait pas en les mêmes termes à l’époque», explique-t-elle.

«Nous appelons tout le monde à se mobiliser à tous les niveaux: sur le terrain et dans les urnes car les idées du FN ne doivent pas gagner et c’est cela tout le sens du titre du communiqué de presse: battre les idées du FN !, martèle la porte-parole. Cela va au delà des questions LGBT, cela touche à la solidarité vis à vis des autres minorités. C’est pour cette raison que nous n’avons pas fait parvenir le questionnaire ou la charte d’engagement LGBT à Marine Le Pen. Chez elle il n’y a pas le respect des droits humains qui est la base de nos valeurs.»

«Nous faisons appel à la responsabilité de chacun.e, insiste Clémence Zamora-Cruz. Nous ne donnons pas de consigne de vote, mais nous voulons pousser à la réflexion sur ce qui peut arriver si Marine Le Pen arrive au pouvoir.».

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