L’Inter-LGBT présentait ce matin au Centre LGBT Paris IDF son dispositif pour les élections présidentielle et législatives.

Clémence Zamora-Cruz, sa porte-parole, a d’abord dressé le bilan du quinquennat de François Hollande. «Son arrivée au pouvoir était porteuse d’espoir pour les personnes LGBT, a rappelé la militante. En tant que candidat il s’était engagé à faire avancer les droits notamment via l’engagement 31.»

Et Clémence Zamora-Cruz d’égrener les différentes avancées. En premier lieu bien sûr, le mariage pour tous. «25900 couples ont pu se marier, a-t-elle souligné. Ces couples ont pu protéger leur famille.»

Sur les problématiques des personnes trans on peut retenir ensuite les dispositions sur le Changement d’état civil dans la loi sur la Justice du XXIème siècle, portée d’abord par Christiane Taubira puis son successeur Jean-Jacques Urvoas. « Nous avons obtenu que les personnes trans puissent changer de prénom librement, et cela profite aussi aux personnes non trans», a ajouté Clémence Zamora-Cruz.  Et enfin, «le terme « identité de genre » a été introduit dans le code pénal».

Sur les questions de santé, la porte-parole de l’Inter-LGBT a évoqué la mise en place de la Prep et l’ouverture au don du sang pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, bien qu’assortie d’une condition drastique (l’obligation de ne pas avoir eu de rapport sexuel pendant les douze derniers mois).
Pour finir, sur les questions internationales, on peut citer le discours de François Hollande devant l’Onu, où le Président de la République s’est engagé en faveur d’une dépénalisation universelle ; la fin du bloquage des conventions bilatérales, qui empêchaient les ressortissants de onze pays étrangers de se marier en France avec une personne de même sexe.

«Nous avons obtenu des avancées, a conclu Clémence Zamora-Cruz. Mais ces mesures sont incomplètes. Il y a eu des promesses non tenues et d’énormes renoncements. Au final, c’est une déception.» La militante a notamment cité le renoncement sur la PMA, ou l’abandon des ABCD de l’égalité à l’école.

Pour l’Inter-LGBT, il reste encore beaucoup à faire: ouvrir la PMA à toutes les femmes, mettre en place un vrai programme d’éducation aux LGBT-Phobies « dès le plus jeune âge », pour ne citer que ces deux exemples.

DEUX CHARTES ET UN QUESTIONNAIRE
A un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle, l’Inter-LGBT a présenté un plan d’action en trois volets:

  • Une déclaration d’engagement des partis politiques à lutter contre le sexisme, les LGBTphobies, la sérophobie, la handiphobie et le racisme. (En partenariat avec le Caelif, le Cran, le Mag, le Glup, le Cran, le Planning Familiale, Aides, Médecins du Mondes, etc.)
  • Un questionnaire adressé aux candidats à l’élection présidentielle pour leur demander des réponses sur les droits qu’ils ou elles s’engagent à faire évoluer. (Avec SOS homophobie, le Mag et le Glup).
  • Pour les candidats pour les législatives, une charte qui encourage le candidat ou la candidate faire avancer les droits LGBT.

A noter que l’Inter-LGBT ne fera parvenir aucun document au Front National. «Leurs positions sur les droits humains sont contraires à nos valeurs.», a estimé Clémence Zamora-Cruz.

Présent à la conférence de presse, Denis Quinqueton, président d’Homosexualité et socialisme et responsable des questions LGBT pour Benoît Hamon, a indiqué que le candidat socialiste répondrait au questionnaire.

Les réponses au questionnaires ou les signatures aux chartes seront mises en ligne en direct sur le site Lgbt2017.fr