Comment vivent aujourd’hui en France les personnes LGBT racisé.e.s? A quelles discriminations font-ils et elles faces au quotidien? Après s’être attaquée à la lesbophobie ou la biphobie, SOS homophobie lance aujourd’hui une enquête à destination des personnes racisées. Le mot racisé, explique l’association, peut s’appliquer à « une personne faisant partie, de façon réelle ou supposée, d’un groupe pouvant être réduit à sa couleur de peau, ses origines ou son appartenance ethnique ».

«De par leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, mais également leur couleur de peau, leur appartenance ethnique ou leurs origines, les personnes LGBT+ racisé.e.s peuvent en effet subir une double peine, victimes à la fois des LGBTphobies et des racismes, indique SOS homophobie dans un communiqué. Ce phénomène d’intersectionnalité n’a, jusqu’à aujourd’hui, fait l’objet d’aucune enquête d’ampleur en France alors qu’il est constaté tant par les associations que par les chercheuses et chercheurs, sur le territoire français comme à l’étranger. Or, dans un contexte majoritairement hétérosexuel, blanc et cisgenre, la parole des personnes LGBT+ racisées doit être relayée et valorisée avec davantage de force.»

L’enquête est ouverte jusqu’au 31 décembre 2017. Les résultats seront analysés et dévoilés au cours de l’année 2008.