Pendant que la «Manif pour tous» faisait sa balade digestive ce dimanche pour relier porte Dauphine à la place du Trocadéro, des militant.e.s, seul.e.s ou en groupe, ont décidé d’agir chacun.e à leur façon pour occuper l’espace, ou rappeler la dimension homophobe et transphobe d’un mouvement qui prétend défendre la famille. Retour sur ces actions.

«SIEGE DES LGBTIQ+PHOBIES NATIONALES»
Dimanche dans l’après-midi, un petit groupe de militant.e.s ont décidé d’aller rebaptiser le siège de la «Manif pour tous». Dans la joie et la bonne humeur, et à grands renforts de paillettes, ils et elles ont accolé sur l’entrée d’un immeuble du XVe arrondissement, où l’organisation a ses quartiers, la plaque signalant le «Siège des LGBTIQ+phobies nationales».

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Photos Maëlle Le Corre

D’autres sont allées au beau milieu du cortège de la «Manif pour tous». Le journaliste de BuzzFeed Jules Darmanin a par exemple rencontré Célia et Estelle venues voir la manifestation des anti-égalité de l’intérieur. Elle lui ont affirmé avoir été copieusement insultées:

La bête noire des homophobes était aussi de la partie et bien accompagnée: Charlotte de Bruges a sorti sa plus belle frange pour se fondre dans la masse… et on a hâte de lire son récit:

Des militantes Femen ont fait une action devant le cortège de la «Manif pour tous», armées de pancartes montrant Christine Boutin avec l’inscription «L’Eglise nous les impose, ça y est ils reviennent – Les fachos dans notre centre-ville». Elles ont été expulsées avec violence par le service de sécurité de la manifestation, avant d’être emmenées par les forces de l’ordre. Elles ont passé plusieurs heures en garde à vue avant d’être relâchées.

A l’occasion de ce retour de la «Manif pour tous», l’Association des journalistes LGBT (AJL) a gardé un œil vigilant sur la façon dont les médias ont couvert l’événement et ont notamment interpellé certaines chaînes sur Twitter:


Loin des drapeaux roses et bleus, au kiss-in organisé en milieu d’après-midi par Jacky Majda place de la République, on n’a pas fait que s’embrasser: le rassemblement où se sont retrouvées quelques centaines de personnes s’est aussi transformé en die-in «en mémoire des personnes disparues et contre la récupération politique» à l’appel d’un collectif qui a pris la parole et a entonné des chants militants.

OPERATION NETTOYAGE
Dans la soirée qui a suivi, plusieurs associations se sont quand à elles lancées dans une grande opération de nettoyage des rues, comme l’Inter-LGBT:

L’association LGBT et féministe FièrEs a elle aussi arpenté les rues pour retirer affiches et autocollants tard dans la soirée. D’après une de ses porte-paroles, la police était encore bien présente aux abords du Trocadéro et a dressé des procès verbaux pour l’affichage sauvage des affiches de la «Manif pour tous».

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Photos Delphine de Fières