Il existait déjà une Charte d’Engagement LGBT pour les entreprises, à l’initiative de l’association L’Autre Cercle.

Hier soir au Centre LGBT Paris IDF a été lancée  la Charte Sport & Trans, rédigée sous l’impulsion de deux associations trans (Acceptess-T et Outrans) et de la Fédération sportive gay et lesbienne (FSGL) et en particulier de son vice-président en charge de la lutte contre l’exclusion, Jérôme Capèle.

Le but de la charte est de sensibiliser toutes les institutions sportives, les clubs et les organisateurs d’événements, sur la nécessité de garantir un accueil inclusif et respectueux, ainsi qu’un dialogue constant et une écoute, afin que les personnes trans puissent s’adonner au sport sans être l’objet de discriminations.

Pour Giovanna Rincon, directrice d’Acceptess-T, cette charte est en effet un outil pour lutter contre la transphobie. «Il faut aussi une véritable politique publique de lutte et la Charte peut aussi aider.»

De son côté, Aaron D. d’Outrans, a expliqué que la Charte doit «permettre aux personnes trans d’avoir accès aux bienfaits du sport. Nous voulons fournir aux structures sportives des informations et effectuer des formations.»

La Charte Sport & Trans (PDF) comporte neuf points, qui incluent le langage, l’inclusion, l’accompagnement en cas de transition ou encore le respect de l’intimité et le combat contre les stéréotypes.

Plusieurs fédérations sportives non LGBT étaient présentes hier et désireuses d’en savoir plus et de s’engager.

De son côté, Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (DILCRA), un organisme qui a vu ses missions récemment élargies à la lutte contre les LGBTphobies, s’est engagé à apporter tout son appui à cette initiative. «Votre initiative est belle, a-t-il expliqué et je m’engage à ce que la Charte soit signée à tous les niveaux». Il n’a cependant pas caché que le travail pourrait s’avérer difficile avec certaines grosses fédérations.

Paris 2018 apporte également son soutien «plein et entier» à cette action, tout comme le club de foot Les Dégommeuses, dont la représentante, Véronica Noseda, a insisté hier soir sur la nécessité de s’attaquer aussi à la précarité, qui empêche aussi la pratique du sport.