Deux garçons seuls en scène et une amitié si forte qu’elle en devient troublante. C’est le point de départ d’Intimité, le spectacle du metteur en scène François Stemmer qui sera présenté au festival Jerk Off.

De quoi parle Intimité? Le sujet d’Intimité, ce sont ces deux jeunes hommes sur scène et leur histoire d’amitié, une amitié pure, puissante, exclusive. On va les suivre sur scène comme si on les voyait depuis l’immeuble d’en face, un peu comme si les spectateurs avaient une place de voyeur. Il est possible d’y voir plus que de l’amitié. Mais quand j’ai travaillé avec les deux comédiens de ce spectacle, qui sont très proches sur le plateau et hors plateau, il n’y avait aucune ambiguité.

Intimite Photo F.Stemmer 1

Vous aimez laisser le public une certaine liberté pour interpréter? Oui, je ne vais pas mâcher le travail du spectateur. Que chacun se fasse son histoire, qu’elle soit différente de celle du voisin, qui sera elle aussi différente de la personne d’à côté… C’est ça qui est touchant.

Intimité a une forme hybride, entre la poésie, la danse, le théâtre… J’aurais tendance à le voir comme un spectacle chorégraphique, parce que je considère que parler, c’est un rythme, donc c’est du mouvement, de l’action. Je ne suis pas chorégraphe, alors je ne veux pas que ça paraisse prétentieux, mais je vois davantage une dimension chorégraphique dans Intimité.

Intimite Photo F.Stemmer 2

La figure de l’adolescent, c’est quelque chose qu’on a déjà vu et revu dans la création artistique. Qu’est-ce qui vous parlait dans cette idée? Esthétiquement et émotionnellement, je trouve ça très puissant de voir ces deux entités. J’aime voir la complicité de ces deux jeunes hommes, la grâce qui s’en dégage, un tel élan vers la vie, c’est total, c’est beau! J’avais envie de montrer ces belles âmes, ces belles personnes. Parfois, il suffit juste de mettre la lumière pour saisir ce qu’elles sont.

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Intimité de François Stemmer
avec Elias Hauter et Camérone Bida
le 17 septembre à 21h
au Carreau du Temple