Le blogueur queer du blog Sissy That Wesh revient avec un sujet qui passe de moins en moins inaperçu sur Grindr: «les mecs [qui] ont une grande tendance à afficher de manière tout à fait décomplexée, des « préférences » pour certaines « races », origines ethniques, etc.», comme on peut le constater via le tumblr Douchebags of Grindr.

Usant avec habilité du champ lexical des fruits et légumes, l’auteur démontre comment ces personnes qui «l’air de rien, se permettent de balancer des trucs hyper agressifs et oppressifs sous prétexte que « ce sont nos goûts, ça se discute pas » » sont en train de  «renforcer la ségrégation crasse et intériorisée qui existe dans la communauté LGBT+»

«Sans la moindre surprise, ces préférences pointent en général vers le male cis, blanc, viril ET masculin, de classe moyenne sup et à la plastique de rêve. Autrement dit, la quasi totalité des pédés sur internet cherchent à se taper Zac Efron» constate en premier lieu le blogueur de Sissy That Wesh.

Pourtant, il existe un autre phénomène, le contraire parfait, les utilisateurs qui recherchent des personnes racisées pour leur «exotisme». «Des trucs qui puent bien le colonialisme d’avant et d’aujourd’hui donc.» ironise-t-il.

Le jeune auteur nous raconte que, grâce à ses origines vénézueliennes, il se retrouve «dans certains cas, au dessus de la pile de fruits dans le grand panier Grindr. [Il est] pas rejeté, [Il est] exotisé.» S’en suit des conversation absurdes ou le chercheur d’exotisme doit justifier à la personne racisée pourquoi elle correspond plus à ses goûts que tout autres type de personnes.

«J’ai  également tout un tas de qualités et de défauts (plein) à proposer» précise celui qui ne veut pas «être réduit à ce type de stéréotypes».

Le combat pour l’égalité est loin d’être fini, il nous faut pas l’oublier «mais comment l’atteindre si nous sommes profondément ségrégationnistes dans le cul et autres types de rencontres ?» conclut le blogueur.

Un article à retrouver en intégralité ici.