«Avant Brad Pitt, Nick Jonas et Justin Bieber, il y avait Tab Hunter». C’est avec ces quelques mots que The Gaily Grind résume la popularité et l’effervescence autour de Tab Hunter. « The boy next door » d’Hollywood au charme californien, blond aux yeux bleus avec une allure de surfeur, était l’une des idoles masculines en vogue dès les années 50.

Il avait une place dans le cœur de toutes les adolescentes de l’époque, mais il brisa leurs rêves quand la presse dévoila son homosexualité. Il s’est confié au Gaily Grind à ce propos: «Quand les médias ont sorti cette histoire insinuant que j’étais gay , je pensais que ma carrière était terminée. À l’époque, même un murmure à ce propos pouvait détruire une carrière. Heureusement pour moi, non seulement ça n’a pas fait mal à ma carrière, mais j’ai été élu «meilleur espoir masculin» par le public cette même année».

Cependant, assumer sa sexualité n’était pas une option, le contexte des années 50 l’obligeait à se cacher :«Rappelez-vous qu’être gay dans les années 1950 était non seulement contre la loi, mais c’était considéré comme une maladie mentale.»

«Cacher ma sexualité n’a pas fait de moi un meilleur acteur, mais ça m’a donné l’occasion d’être le romantique d’Hollywood, titre que je n’aurai pas obtenu en faisant mon coming-out dans les années 50 marquées par l’homophobie.»

Mais selon lui, les choses n’ont pas beaucoup changé en 60 ans. «Rien n’a changé depuis. Hollywood peut être très hypocrite. Une ville qui est dirigée par des gays mais qui en ce moment ne voudront pas voir un gay out jouer un rôle principal d’un film.» Cependant, il conseille succinctement aux jeunes acteurs gays d’être «honnête» avec eux-mêmes.

Au cours de cette interview, l’acteur surnommé par ces contemporains « The Sigh Guy » (L’homme qui fait soupirer), et dont la carrière avait connu un nouveau souffle, aux côté de Divine, dans les films trash de John Waters (Polyester et Lust in The Dust),  revient plus en détails sur sa passion, l’équitation et  sur son compagnon Allan Glaser, avec qui ils partage sa vie depuis 33 ans «Je ne peux pas imaginer la vie sans lui. Il est non seulement celui qui a produit tous nos projets, mais il est aussi celui qui m’a suggéré d’écrire mon autobiographie et d’en faire un documentaire. J’ai une excellente relation avec Allan et je suis reconnaissant qu’il soit dans ma vie»

Une interview à retrouver en intégralité ici.