Elles et il sont quatre à faire la couverture de l’édition britannique de ELLE pour le numéro de septembre et incarnent selon le magazine le «Rise of the Rebel», l’ascension des rebelles. L’actrice Kristen Stewart (qui évoque justement dans cette interview sa relation avec sa compagne), la mannequin et militante féministe ouvertement bisexuelle Amandla Stenberg, le chanteur Zayn Malik (ex-One Direction) et la mannequin américaine Hari Nef.

En plus de sa carrière de mannequin, Hari Nef a été vue dernièrement dans la deuxième saison de Transparent. Elle s’exprime régulièrement sur l’évolution de l’industrie de la mode, et sur la visibilité de plus en plus forte de mannequins qui sortent des canons classiques de la beauté. Cette année, elle s’est aussi exprimée sur la transphobie véhiculée dans les médias et au cinéma et la représentation des personnes trans et non binaires.

Dans l’interview accordée à ELLE, Hari Nef revient sur son enfance, son rapport à son apparence, et donne son avis sur une personnalité devenue incontournable lorsqu’on aborde la communauté trans américaine, Caitlyn Jenner: «La question que j’aurais pour Caitlyn, c’est que signifie être une femme pour vous? Je ne crois pas pouvoir séparer mes convictions de ma féminité, alors chère Caitlyn, d’où vient votre féminité? En tant que femme, qui sont les femmes de votre communauté? Les femmes qui vivent dans des foyers à faible revenu et qui sont privées de leurs droits par les Républicains – sont-elles des vôtres? Les femmes qui ont des ovaires et un utérus et qui ne peuvent pas avoir accès aux soins fondamentaux liés à la procréation – sont-elles des vôtres? Les femmes migrantes qui pourraient être expulsées sous une administration républicaine – sont-elles des vôtres?»