Dans une interview accordée à la BBC, Ellen DeGeneres nous parle de son alter ego au grand écran, Dory, pour laquelle elle prête sa voix dans Le Monde de Dory, mais aussi de diversité qui, lentement, se met en place dans l’organisation des Oscars. Une évolution dont elle fait l’éloge mais qui ajoute-t-elle, est «attendue depuis longtemps».

«C’est toujours incroyable, selon moi, que cela ait mis autant de temps pour que l’on réalise qui nous devrions tous être représenté.e.s dans les films et à la télévision» a déclaré celle qui a présenté deux fois la cérémonie outre-Atlantique, en 2007 et en 2014. «On est sur une planète pleine de personnes qui ne sont ni blanches, ni hétérosexuelles. Il y a plein de personnes de couleur, des gros.se.s, des personnes qui ne sont absolument pas parfaites. […] Hollywood a toujours célébré la beauté et la perfection, et c’est génial, qui ne veut pas regarder la beauté et la perfection? Mais nous avons aussi besoin de représenter tout le monde sur la planète» a confié la présentatrice de talk-show, comédienne, et doubleuse.

À travers son rôle de poisson amnésique, elle souhaite aussi délivrer un message à toutes les personnes vivant avec un handicap. Et dans ce sens, la devise de Dory, «Nage droit devant toi», n’a rien d’anodin pour son interprète, 13 ans après que le poisson chirurgien bleu l’a prononcé pour la première fois dans Le Monde de Nemo. «“Nage droit devant toi” est toujours une bonne devise, mais le plus important aujourd’hui, est que votre handicap, votre supposé handicap, est une force […] ce qui vous rend différent vous rend spécial » Pour la personnalité LGBT la plus influente des États-Unis en 2014, «Dory profite juste du moment présent, c’est ce à quoi nous devrions tous aspirer».

Au cours de cet entretien, elle revient également sur le selfie posté sur twitter pendant la cérémonie des Oscars de 2014, le plus retweeté de tout les temps: «Rien ne pourra le battre. Peut-être que je vais essayer de le battre moi même». Ne rien lâcher, encore un beau message d’espoir de la part d’Ellen DeGeneres.

À lire sur le site de la BBC.