Chloé Tallot, une jeune artiste photographe et vidéaste, ancienne étudiante des Arts-Décoratifs de Paris, a réalisé une série de portraits pendant la Marche des Fiertés de Paris le 2 juillet dernier. Des portraits d’une simplicité déconcertante. C’est exactement ce que voulait Chloé Tallot: représenter les «invisibles» de la communauté LGBT, invisibles «parce qu’ils/elles ne sont ni extravagant.e.s, ni dans les extrêmes.»

«Je souhaitais montrer ces visages dans leur grand nombre et dans leur diversité, explique-t-elle à Yagg,  mais en omettant volontairement les clichés et les stéréotypes qui les caractérisent habituellement, de façon à ne plus pouvoir poser une étiquette en voyant leur visage, tout en leur donnant une grande visibilité.»

Cette idée lui est venue à force de voir le traitement médiatique des différentes Marches des Fiertés: «J’ai l’impression qu’on parle toujours de l’homosexualité en mettant les gens dans des cases. Je ne trouve rien d’aussi beau que ces visages qui sont partout et que je n’arrête pas de voir. J’ai envie d’en parler sans donner du grain à moudre à toutes les caricatures.»

A travers cette série de photos, elle souhaite donc en finir avec les «caricatures des extrêmes». L’artiste précise d’ailleurs ne pas aimer ce mot «caricature»: «Il a un aspect péjoratif , mais je ne suis pas du genre à penser que ça l’est. C’est péjoratif dans la manière dont on l’utilise, dans les discours catholiques par exemple. C’est bien plus confortable de penser que l’homo est soit une grande folle, soit une camionneuse.»

La totalité des portraits est à retrouver ici, mais en voici quelques unes:
unnamed-5Photo de Chloé TallotPhoto de Chloé Tallot Photo de Chloé Tallot Photo de Chloé Tallot Photo de Chloé Tallot
Photos: Chloé Tallot