Le site d’informations LGBT suisse 360° a publié un article sur le «chemsex», terme qui désigne la consommation de drogues, souvent par injection intraveineuse, lors d’orgies. Ce terme est connu, voire familier pour ceux qui fréquentent les applis comme Grindr ou Scruff, ou les sites comme PlanetRomeo, mais pour les autres il reste assez mystérieux. Débarqué de Londres dans les années 2010, le chemsex est une pratique qui s’est propagée de façon effrénée dans la capitale allemande. L’article explique d’où vient ce terme de «slamming parties»:

«Afin d’augmenter l’intensité du flash provoqué par le crystal meth, la métamphétamine est consommée de préférence par voie intraveineuse par les participants, ce qui vaut à ces soirées le surnom de slamming parties (de l’anglais to slam, injecter), terme qui correspond désormais aussi à tout un pan de la production porno gay.»

La drogue étant illégale à Berlin, il est fréquent de voir ces fêtes se dérouler dans des appartements privés, où se mêlent des gens de tous horizons.

«“Il y a de tout”, explique Andreas von Hillner du Schwulenberatung Berlin, un centre d’aide et de conseil destiné aux homosexuels. “Des hommes de 18 à 60 ans et de toutes les classes sociales. Des étudiants, des apprentis, des ouvriers, des médecins, des fonctionnaires, des hommes politiques…”

L’enquête apporte également des commentaires médicaux sur ces soirées, ainsi que les conséquences qui sont parfois terribles, tant sur le plan physique que sur le plan mental. Toujours selon Andreas von Hillner, «la plupart souffrent de paranoïa, de dépression, d’angoisse, de délire de persécution…».

En France, l’association Sida Info Service tirait la sonnette d’alarme en 2015 sur les ravages su slam.

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