Suite à la fusillade du club gay le Pulse à Orlando qui a fait 49 morts et une cinquantaine de blessé.e.s, le journaliste Sam Levin a voulu savoir ce qui pousse certaines personnes LGBT aux États-Unis à promouvoir le port d’armes dans le but de se défendre contre de potentielles agressions LGBTphobes. Il a donc rencontré les Pink Pistols, un groupe pro-armes qui milite pour permettre aux personnes LGBT de s’armer et de maîtriser les armes à feu. «J’étais intrigué par l’idée qu’un pistolet puisse être un outil d’empouvoirement pour les personnes LGBT qui font face à des taux de violence disproportionnés, explique Sam Levin qui est ouvertement gay. Je sais ce que ça fait de se sentir physiquement menacé parce qu’on est visiblement queer. Que ce soit au collège où on m’a embêté ou un petit ami qui lâchait ma main en public par peur que l’on soit harcelé ou pire, j’ai dépensé beaucoup d’énergie à me demander si j’avais l’air suffisamment hétéro pour éviter le danger.»

Le reportage vidéo et l’article du Guardian montre Sam Levin rencontrer Nicki Stallard, une femme trans très active chez les Pink Pistols qui soutient l’idée qu’avoir une arme quand on est une personne LGBT permet d’être plus fort et plaide pour le droit à se défendre par ses propres moyens.  Pour appuyer son propos, elle initie le jeune journaliste au tir.

Sam Levin est ressorti de cette expérience encore plus convaincu que les armes à feu ne sont pas une réponse aux violences LGBTphobes: «Alors que Nicki me montrait comment elle aurait arrêté le tireur d’Orlando si elle avait été armée au Pulse, la douloureuse et déprimante vérité sur le message des Pink Pistols m’est apparue. Ils et elles acceptent la violence des pistolets et la considèrent comme normale, font la promotion d’une culture des armes à feu grotesque et reprochent aux personnes LGBT de sortir non armées dans des clubs.»

À lire sur The Guardian.