Quelques jours après le massacre homophobe qui a fait 49 morts dans le club Pulse, le président des États-Unis s’est rendu à Orlando, pour rencontrer les familles des victimes. Cet attentat est le plus meurtrier sur le sol américain depuis le 11 septembre.  Obama a commencé son discours par ses mots: «Aujourd’hui, encore une fois, comme ce fut le cas à plusieurs reprises auparavant, j’ai pris dans mes bras des membres de familles et des parents en deuil.»

Il a expliqué, après avoir parlé de toutes les familles qu’il a rencontrées, que «toutes ces familles font partie de la famille américaine».

Après avoir consacré plusieurs minutes à la question de la vente d’armes, il a tenu à préciser le caractère spécifique de cette tuerie.

«Pour beaucoup de personnes qui sont lesbiennes, gays, bis ou trans, le club Pulse a toujours été un lieu paradis, un endroit pour chanter et danser, mais surtout, pour être vraiment soi-même, en particulier pour tellement de personnes dont les familles viennent de Puerto Rico.»

Il a trouvé les mots pour s’adresser à la communauté LGBT: C’était une attaque contre la communauté LGBT: «Des Américain.e.s ont été visés parce que ce pays a appris à accueillir tout le monde, sans tenir compte de qui ils sont et qui ils aiment. Et la haine envers les personnes en raison de leur orientation sexuelle, d’où qu’elle vienne, est une trahison de ce que nous avons de meilleur.» S’écartant visiblement de son discours, il a poursuivi:

«Joe [Biden, vice président] et moi-même avons discuté en venant ici–vous ne pouvez pas refaire le monde en «eux» et «nous», et dénigrer et exprimer de la haine envers des groupes en raison de la couleur de leur peau ou de leur religion, ou de leur orientation sexuelle,– sans alimenter quelque chose de très dangereux dans ce monde.»

Puis reprenant ses notes, il ajoute: «Il faut mettre fin à la discrimination et à la violence envers les nos frères et nos sœurs de la communauté LGBT, ici et dans le monde.»

Ce n’est pas la première fois que Obama se rend sur un lieu de tuerie de masse. Sa présidence a été parsemé d’attentats, dont le plus récent était celui de San Bernardino, également revendiqué par Daech. Il a profité de ce moment pour parler de ces tueries qui émaillent l’actualité américaine. Obama admet que l’on ne peut pas «arrêter toutes les tragédies» mais que l’on peut en limiter le plus possible par des politiques plus intelligente par rapport à la possession des armes.

Il a porté un message d’espoir et une volonté pour un plus grand contrôle des ventes d’armes aux particuliers. Malgré son envie de voir évoluer la restriction du droit d’arme, il doit faire face aux républicains, majoritaire au Sénat et à la chambre des représentants.

Le discours de Barack Obama

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur President Obama Delivers a Statement in Orlando