Cet article est extrait de la chronique Terrains de Jeux du 2 juin 2016, à lire en intégralité ici.

L’Australie l’avait fait en 2014, sa voisine la Nouvelle-Zélande marche désormais sur ses pas. Les principales fédérations du pays (rugby à XV, à XIII, football, cricket, netball, hockey sur gazon) ont annoncé, mardi 31 mai, l’instauration d’un plan à long terme pour lutter contre l’homophobie dans le sport et favoriser l’inclusion des athlètes comme des fans. D’ici au 31 décembre, les cadres s’engagent à travailler à l’élaboration d’une feuille de route. «Mettre l’accent sur la diversité et l’inclusion n’est pas seulement ce qu’il convient de faire, a déclaré Ian Francis, président de la fédération de hockey sur gazon, c’est aussi une opportunité immense d’augmenter la participation.»Ce programme s’appuie sur la très large étude Out On the Fields, publiée en 2015, dont les chiffres prouvaient le travail encore immense à accomplir sur l’inclusion dans le sport. Un grand nombre des 9494 personnes – aux trois quarts LGBT –, originaires de Grande-Bretagne, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Australie ou Irlande, qui ont répondu à l’enquête, rapportent avoir subi des violences physiques ou verbales lors de la pratique de leur sport. Parmi les chiffres saillants, 19% des gays et 9% des lesbiennes interrogé.e.s ont indiqué avoir été victimes de violences physiques (respectivement 27% et 17% pour les violences verbales). Pour la Nouvelle-Zélande, le détail des chiffres est ici.

En 2014, en Australie, les dirigeants des fédérations de football, rugby, footy et cricket s’étaient engagés à éliminer l’homophobie de leurs sports respectifs.

La Nouvelle-Zélande est l’un des 21 États à avoir ouvert le mariage, en avril 2013.