René Martínez était le président de Comunidad Gay Sampredrana, une association LGBT de la ville de San Pedro Sula, la deuxième plus grande ville du Honduras. Son corps a été retrouvé ce vendredi après que sa famille ait signalé mercredi 1er juin sa disparition, rapporte le journal La Prensa. D’après la municipalité, il aurait été étranglé. San Pedro Sula est une ville connue pour avoir un des taux de criminalité les plus importants au monde.

«René était un brillant leader politique LGBT au Honduras qui avait un avenir politique prometteur», a déclaré Luis Abolafia directeur des programme du Gay & Lesbian Victory Institute auprès du Washington Blade. L’ambassade américaine au Honduras a aussi réagi en appelant les autorités à faire toute la lumière sur les circonstances de sa mort.

Le Honduras est considéré comme un des pays les plus violents à l’égard des personnes LGBT. L’hostilité est entretenue par le pouvoir en place, mais aussi par l’Église. En octobre 2015, Yagg a interviewé Donny Reyes, militant LGBT au Honduras résidant à Tegucigalpa et coordinateur de l’association Arcoiris.