C’est une femme qui est, pour Sports Illustrated (SI), l’athlète de l’année. Serena Williams est en Une du magazine américain dans une attitude très Beyoncé. Elle est la première joueuse de tennis à décrocher cette distinction depuis Chris Evert en 1976, la première femme depuis Pat Summitt, coach de basket, en 2012.

La joueuse américaine qui a porté son record de victoires personnelles en grand chelem à 21 en enlevant dans l’année l’Australian Open, les Internationaux d’Australie et Wimbledon, a, bien sûr, terminé 2015 au sommet du tennis mondial. Âgée de 34 ans, elle compte encore ajouter quelques lignes à son palmarès.

 

LE DISCOURS DE LA SEMAINE
Intense et émouvant discours de la championne et tellement plus. Serena, voix un brin cassée, reçoit la récompense avec fierté. Pour la famille, l’entourage, les mots, pas suffisamment forts pour raconter l’amour qu’elle a pour tou.te.s.

Pour l’intitulé de la récompense – «person», pas «woman» –, fierté encore. Et engagement. Si peu de femmes l’ont emporté. Serena parle de ses premiers pas dans le tennis, des hauts et des bas, des problèmes des santé – une embolie pulmonaire –, des tragédies – la mort de l’une de ses sœurs –, des controverses – elle, victime de racisme, en plein match à Indian Wells en 2001 quand elle n’avait que 19 ans –, les chevaux, «je devais le dire», rit-elle.

Elle raconte: «Des gens m’ont reproché d’être trop puissante, noire, ou d’être une femme. Il y a ceux qui n’ont pas cru que je gagnerai plus de grands chelems quand j’en avais déjà remporté 7. J’en suis maintenant à 21 et peut-être plus encore».

Superbe, tête haute, splendide, elle termine son discours dans la voix d’une autre: Maya Angelou, écrivaine, poétesse, militante, dont elle énonce, impeccable, des strophes du poème I’ll Rise. Une championne, un exemple, une femme, un être humain dans ce qu’il peut apporter de meilleur.

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Cet article est extrait de la chronique: Terrains de Jeux: Les adieux d’Abby Wambach, le sublime discours de Serena Williams, un documentaire à soutenir