«Je suis fier d’être un arbitre de la NBA et je suis fier d’être un homme gay», a déclaré Bill Kennedy à Yahoo Sports ce dimanche 13 décembre. «Je marche dans les pas d’autres personnes qui se sont identifiées ainsi avec l’espoir que cela enverra un message aux jeunes hommes et jeunes femmes dans le sport afin qu’ils/elles ne laissent personne leur faire croire qu’ils/elles doivent avoir honte de ce qu’ils/elles sont.»

Le coming-out de cet entraîneur survient quelques jours après qu’il ait reçu des propos homophobes sur le terrain, lors du match Sacramento-Boston le 3 décembre. Selon Bill Kennedy et son collègue Ben Taylor, le joueur des Sacramento Kings Rajon Rondo aurait insulté à deux reprises l’arbitre qui venait de l’exclure, le traitant de «pédale» et tentant de s’en prendre physiquement à lui:

https://youtu.be/MK1V1uZN32c

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Rajon Rondo, qui est à l’origine des insultes, a été suspendu pour un match, selon le communiqué de la NBA. Sur Twitter, il a cherché à défendre son comportement, affirmant qu’il avait agi sous le coup de l’énervement, et qu’il n’avait rien contre les personnes LGBT.

Ce type d’incident s’est déjà produit par le passé. En avril 2011, c’est le joueur des Lakers Kobe Bryant qui avait lui aussi insulté un arbitre. Il avait écopé d’une lourde amende, mais s’est depuis racheté une conduite. Même cas de figure concernant le Français Joakim Noah qui après un dérapage homophobe avait présenté des excuses et s’était acquitté d’une amende.

Bill Kennedy peut en tout cas compter sur le soutien de la NBA, à travers la voix d’Adam Silver: «Durant ses 18 ans de carrière avec la ligue, Bill a excellé comme arbitre grâce à sa passion, son dévouement et son courage, a assuré le commissaire de la NBA. Ces qualités continueront à le servir à la fois comme officiel de match et comme influence positive auprès des autres.Tandis que notre ligue a fait de grands progrès, notre travail se poursuit pour assurer à chacun.e d’être traité.e avec respect et dignité.»

La NBA compte déjà quelques coming-outs dans ses rangs, celui de Jason Collins en 2013, qui fut le premier joueur ouvertement gay de la ligue, ou à la même période celui de la jeune basketteuse Brittney Griner. En 2011, c’est le président des Phoenix Suns, Rick Welts, qui avait évoqué publiquement son homosexualité.