Abby Wambach laisse de plus en plus de côté son identité de footballeuse pour d’autres vies, d’autres combats : «Mon agent pense que j’ai dix têtes car je l’appelle tous les matins avec une nouvelle idée», s’amuse l’attaquante et meilleure buteuse de l’histoire du football, qui a annoncé sa retraite sportive et jouera, contre la Chine, le 16 décembre, son dernier match, le 250e en équipe nationale (183 buts).

Dans son horizon, un combat se distingue, celui de l’égalité, plus précisément de réduire les différences de salaires entre hommes et femmes. Invitée, mardi 8 décembre, au Most Powerful Women NextGen Summit organisé par le magazine Fortune, Abby Wambach a expliqué : «J’ai commencé à réfléchir à ma carrière et cela m’a énervée». La raison? Malgré deux médailles d’or olympiques (2004, 2012), un titre de championne du monde (2015), un de meilleure joueuse du monde (2012), ses revenus sont beaucoup plus bas que ceux de ses homologues masculins et cette réalité a toujours été un aspect de sa carrière: «La réalité, c’est que les gens sont élevés dans l’idée que les femmes sont inférieures».

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Abby Wambach on the Gender Pay Gap: ‘Enough is Enough’

L’espoir est permis. Grâce, notamment, à Billie Jean King, le tennis est aujourd’hui le sport le plus en avance sur l’égalité des revenus, pas entre les deux circuits masculin et féminin, mais lors des tournois du grand chelem (Australian Open, Roland Garros, Wimbledon, US Open).

Cet article est extrait de la chronique Terrains de Jeux du 10 décembre 2015, à lire en intégralité ici.