Les catholiques intégristes de l’association Promouvoir auront eu la peau de La Vie d’Adèle. Du moins, temporairement. La Cour administrative d’appel de Paris vient en effet d’annuler le visa d’exploitation du film, qui était jusqu’ici interdit aux moins de 12 ans. Le tribunal a motivé sa décision par la présence de « scènes de sexe réalistes ».

Le Visa d’exploitation est une autorisation préalable à toute sortie d’un film en salle. Il est attribué officiellement par le ou la ministre chargé de la culture, après avis de la commission de classification des œuvres cinématographiques. Après la décision du tribunal, le ministère a deux mois pour réexaminer la demande de visa pour le film.

Ce jugement n’est pas le premier fait d’armes de cette association, qui s’en était déjà pris au film Baise-moi, de Virginie Despentes, en 2000. Le gouvernement d’alors avait été contrait de réintroduire la classification Interdit aux moins de 18 ans, qui n’était plus en vigueur. Plus récemment  Saw 3D a perdu son visa d’exploitation et Love, de Gaspard Noé, a été interdit aux moins de 18 ans, alors qu’il était interdit auparavant aux moins de 16 ans, toujours sur recours de l’association Promouvoir.