L’un des journalistes les plus réputés de Russie, Vladimir Posner, a lancé une attaque sans précédent contre la législation homophobe de son pays.

Interviewé par le site business-gazeta.ru, le journaliste de 81 ans Vladimir Posner s’est lancé dans une diatribe contre la loi russe interdisant la propagande homosexuelle en expliquant que cette loi était totalement inutile puisqu’il est «impossible de rendre gay quelqu’un», selon la traduction du site Gay Star News.

Dans son interview sur la loi antigay, Vladimir a expliqué que la sexualité de quelqu’un ne regarde personne d’autre et que la loi introduite par Vladimir Poutine en 2013 devrait être abrogée.

Pour préciser sa pensée, il a déclaré: «Si deux hommes adultes veulent coucher ensemble, qu’ils couchent ensemble. Si vous n’aimez pas ça, rien ne vous oblige à coucher avec eux.» Sur l’argument qui explique que la communauté LGBT veut imposer sa culture, la réponse n’est pas moins cinglante: «Qu’est-ce que veut dire imposer? Si j’aime les femmes, et pas les hommes, à qui je l’impose?».

«Ce n’est pas un crime d’être gay, ajoute-t-il. Si vous croyez que dieu a fait le monde, et bien 10% de la population est homosexuelle. Allez-vous contester ce que dieu a décidé pour 10% de la population?».

D’après sa fiche Wikipédia, Vladimir Posner est un journaliste au parcours atypique.

Né à Paris en 1934 d’une mère française et d’un père juif russe apatride, il a d’abord vécu aux États-Unis d’où sa famille fut chassée durant le maccarthysme. Il passera  l’essentiel de sa vie en Union soviétique, où il fait l’apologie du communisme avant de prendre, dans les années 80, un tournant libéral pour défendre la perestroïka.

Le site Attitude rappelle que l’an dernier, Vladimir Posner avait reçu la médaille d’or pour l’inclusion LGBT de la part de l’association américaine Glaad, pour sa défense publique de la communauté LGBT russe.