LE MESSAGE DE LA SEMAINE
À l’occasion du TDoR, la journée du souvenir trans, le bodybuilder Aydian Dowling a expliqué que si tant de personnes trans sont assassinées, c’est parce qu’elles vont «à l’encontre de ce que dit la société. Et ça effraie les gens. Ça les effraie tellement que l’idée d’avoir à regarder en eux pour trouver leur propre authenticité est tellement terrifiante qu’ils préfèreraient nous tuer que d’avoir à traverser cette découverte d’eux-mêmes.»

 

LE RAPPEL DE LA SEMAINE
La basketteuse américaine Layshia Clarendon qui, en août dernier, s’identifiait comme «noire, homo, de genre féminin, non-cisgenre et chrétienne», a elle aussi célébré le TDoR sur Instagram:

 

«En tant que communauté LGB, il est très important que nous ne marginalisions pas les personnes trans. J’ai dû apprendre beaucoup sur les questions trans parce que j’étais ignorante et n’avais pas le vocabulaire ni la compréhension pour évoquer ces sujets. Il ne suffit pas de ne s’intéresser qu’aux questions qui vous concernent directement.»

LES DÉCLARATIONS DE LA SEMAINE
Il y a quelques semaines, le tabloïd britannique Mirror affirmait que deux footballeurs de Premier League (le championnat anglais de football) – dont un international anglais – étaient sur le point de faire leur coming-out (lire Le football est-il prêt pour des joueurs gays? Thierry Henry le croit). Pour Richard Scudamore, le directeur général de la Premier League, une sortie de placard dans le foot anglais serait bien accueillie: «Je crois que ce serait le bon moment», a-t-il affirmé dans l’émission BBC Newsnight le 18 novembre dernier, précisant qu’il serait très étonnant qu’il n’y ait aucun joueur homo dans le championnat anglais.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Richard Scudamore on gay footballers, ticket prices, and quotas – Newsnight

LA MISE AU POINT DE LA SEMAINE
C’était la polémique de la semaine dernière. Après son coming-out, comme beaucoup avant lui, le skieur acrobatique Gus Kenworthy s’est lâché sur les réseaux sociaux, laissant éclater son bonheur d’être libre. De façon un peu trop autocentrée pour son collègue Alex Schlopy, qui l’a dit maladroitement sur Instagram (lire
Gus Kenworthy en fait-il trop avec son coming-out?
). Sur Outsports, il s’en explique: il est très heureux que Gus se soit libéré de ce secret qui lui pesait, il est fier de son courage, il le soutient complètement. Mais, explique-t-il, il a d’abord eu l’impression qu’avec ce coming-out, Gus Kenworthy recherchait avant tout une publicité pour lui-même, et non à aider la communauté LGBT. «Je veux qu’il me prouve que j’ai tort, écrit-il. J’espère qu’il utilisera son coming-out pour aider la communauté LGBT et sensibiliser à son sujet. (…) J’ai été entouré de personnes homos toute ma vie. J’ai surtout été élevé par ma mère, Holly Flanders, qui a pris part par deux fois aux Jeux olympiques. Elle a beaucoup d’ami.e.s homos avec qui elle concourait et elle m’a appris à faire preuve d’ouverture d’esprit. (…) Je ne vais pas mentir, il m’est arrivé d’utiliser des insultes homophobes parce que je n’avais pas réalisé la force qu’il y a derrière ces termes et à quel point ils sont banalisés. J’ai l’intention de faire de mon mieux pour mettre fin à ces mots que beaucoup, moi compris, utilisent aveuglément dans notre sport et à les effacer de mon vocabulaire. Ce qu’a fait Gus pour le monde du ski, c’est mettre un visage sur quelque chose qui a longtemps été caché.»

Le skieur évoque aussi l’une de ses meilleures amies d’enfance, une femme trans, que «ses parents ont rejetée quand elle était très jeune et découvrait son identité». il réaffirme son amitié pour Gus Kenworthy, son soutien et sa fierté, son engagement à combattre les préjugés et la nécessité pour son sport de s’ouvrir à tou.te.s.

Gus Kenworthy avait déjà plus ou moins répondu la semaine dernière dans un entretien au magazine britannique Attitude: «Bien sûr j’ai fait la couverture [d’ESPN] pour moi, mais c’était aussi pour les gosses qui m’ont contacté depuis pour me raconter leur histoire, qui m’ont envoyé des messages et m’ont dit, “grâce à l’article j’ai fait mon coming-out à ma mère”, et je pense que si l’article aide à sauver la vie d’un.e ou deux gamin.e.s, alors c’est gagné. Si certaines personnes ne voient pas ça, tant pis pour elles.»

LE PARFUM DE LA SEMAINE
Dalton Maldonado, lycéen américain dont le coming-out, en décembre 2014, lui avait valu de nombreux messages de soutien (et d’être sélectionné parmi les 100 personnalités LGBT de l’année du magazine américain Out) mais aussi d’être par la suite «effacé» de son équipe de basketball, lance un parfum unisexe dont les bénéfices seront reversés au You Can Play Project qui lutte contre les LGBT-phobies dans le sport.

LE DUBSMASH DE LA SEMAINE
Il n’y a pas qu’Evan Rachel Wood qui a cédé au délire du dubsmash. La basketteuse Seimone Augustus et son épouse, l’actrice LaTaya Varner, sont aussi tombées dans le tonneau:

When your wife crazy, but you only seen Level 1!! #TheAugustus #jahbless #dubsmashing @latayavarner

Une vidéo publiée par Seimone Augustus (@moneymone33) le

 

LE COWBOY DE LA SEMAINE
Simon Dunn s’est bien amusé dans le Montana. Le bobsleigheur gay australien s’est offert un trip très roots en tournant un clip pour sa reprise de Timber de Pitbull & Ke$ha en mimioke:

Et le résultat est ici:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Film clip remake: Timber by Pitbull & Ke$ha

LES ABSENTES DE LA SEMAINE
Blessée au genou, Wendy Renard ne disputera pas les matches qualificatifs de l’équipe de France de football pour l’Euro 2017, vendredi 27 novembre contre l’Albanie et mardi 1er décembre contre la Grèce. Gaëtane Thiney n’a, une nouvelle fois, pas été retenue par le sélectionneur Philippe Bergeroo. Amandine Henry, Élodie Thomis et Claire Lavogez, de retour de blessure, seront du voyage à Tirana (21 heures sur D17) et à Katerini (19h45 sur D17).