LES HOMMAGES DE LA SEMAINE
Sur les pelouses, les parquets, les patinoires, dans les tribunes, le monde du sport a affiché son émotion à la suite des attaques qui ont frappé, vendredi 13 novembre, Paris et Saint-Denis, provoquant la mort de 129 personnes et faisant plus de 350 blessé.e.s.

Immense vague d’hommages aussi sur les réseaux sociaux et parmi ceux-ci, les mots d’Amélie Mauresmo, Megan Rapinoe, Ben Cohen, Conchita Martinez, Nadine Angerer ou encore Johnny Weir.

Une photo publiée par JOHNNY WEIR (@johnnygweir) le

 

LA MARSEILLAISE DE LA SEMAINE
Il a mugi de partout, l’hymne national français. Le temps fort de l’hommage du sport restera sans doute cette Marseillaise entonnée par les supporters français et anglais à l’orée du match Angleterre-France (2-0), à Wembley paré de bleu-blanc-rouge, mardi 17 novembre, à Londres. La fédération anglaise avait appelé tou.te.s les spectateurs/trices à la chanter. Des journaux avaient publié les paroles et leur traduction. Mardi, les écrans géants les ont aussi diffusées.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur « La Marseillaise » entonnée par l’ensemble du stade de Wembley avant France – Angleterre

LA UNE DE LA SEMAINE
Sobre et reconnaissante, la une de L’Équipe, mercredi 18 novembre.

une lequipe

L’ARC-EN-CIEL DE LA SEMAINE
Cette année, la Rainbow List (ex-Pink List) du quotidien britannique The Independent se concentre sur les pionnièr.e.s.
Pour la première fois, des personnes intersexes y figurent. Dans cette liste de 101 personnalités qui ont influencé la vie LGBTI en Grande-Bretagne en 2015, des athlètes dont le rugbyman Keegan Hirst qui a fait son coming-out en août, le plongeur Tom Daley, la footballeuse Casey Stoney et la boxeuse Nicola Adams.

D’autres personnalités LGBT plus installées dans le paysage sont, elles, sur la liste des «champions de longue date», dont John Amaechi et Gareth Thomas et l’arbitre international Nigel Owens qui a arbitré la finale de la Coupe du monde de rugby entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie, le 31 octobre.

Caitlyn Jenner, elle, fait partie des «influences internationales».

LA CONFIDENCE DE LA SEMAINE
Dans un entretien au quotidien britannique The Standard, Tom Daley évoque son mariage avec son compagnon, le scénariste et réalisateur américain Dustin Lance Black parce que l’engagement est «essentiel» dans un couple, explique le plongeur britannique qui évoque également la différence d’âge entre les deux hommes. Il a 21 ans, Dustin, 41.

De leur couple, il livre des petits détails; la solidarité de Dustin qui ne boira pas une goutte d’alcool, comme lui, avant la fin des Jeux olympiques de Rio, en 2016, «boire un verre sera la première chose que je ferai après la compétition», indique Tom Daley. Et l’avenir. Les deux hommes voudraient avoir des enfants: «Je serai le parent sévère, explique l’athlète. Dustin fond devant le sourire d’un enfant.» Lui dont les parents n’étaient pas des sportifs souhaiterait transmettre à ses enfants cette école de vie: «Cela apprend la rigueur. Cela m’a été utile: j’ai appris à avoir des structures, à me fixer des objectifs et à m’organiser. Cela m’aide dans ma vie de tous les jours.»

LA RÉPONSE DE LA SEMAINE
Le coming-out de Gus Kenworthy (photo) ne plaît pas à tout le monde. Alex Schlopy, champion du monde de slopestyle en 2011, a expliqué sur Instagram être très heureux pour son camarade mais regretter qu’il se serve de son coming-out pour se faire mousser, rapporte Outsports. Il a depuis amendé son texte pour n’y garder que son soutien.

Gus Kenworthy lui a répondu lors d’un entretien au magazine gay britannique Attitude: «Vous savez, je reçois plein de messages de gens qui disent “C’est ridicule, je ne fais pas la couverture d’un magazine en raison de mon hétérosexualité”, et je suis là, “Sans blague!”. Quand on aime le sport, on est censé être hétéro. Et [ses remarques] m’ont vraiment agacé parce que c’est quelqu’un que je connais depuis des années, quelqu’un avec qui je me suis retrouvé en compétition, et si c’est ce qu’il ressentait, il me semble que le dire publiquement sur Instagram est un tout petit peu impoli. J’aurais préféré qu’il me contacte. (…) Et bien sûr j’ai fait la couverture [d’ESPN] pour moi, mais c’était aussi pour les gosses qui m’ont contacté depuis pour me raconter leur histoire, qui m’ont envoyé des messages et m’ont dit, “grâce à l’article j’ai fait mon coming-out à ma mère”, et je pense que si l’article aide à sauver la vie d’un.e ou deux gamin.e.s, alors c’est gagné. Si certaines personnes ne voient pas ça, tant pis pour elles.»

LE DÉCÈS DE LA SEMAINE
Il n’a jamais gagné la Coupe du monde de rugby (à XV) mais Jonah Lomu reste pour une génération d’afficionados, le meilleur joueur de l’histoire du rugby, celui qui a contribué a inventé le rugby moderne. Il est mort, mardi 17 novembre, victime d’une crise cardiaque. Il avait 40 ans.

LE RETOUR DE LA SEMAINE
Il fait plaisir à voir, Rafael Nadal, en cette fin de saison, qui a enquillé deux victoires aux Masters de Londres de tennis (la finale qui rassemble les huit meilleurs joueurs mondiaux), mardi contre le Suisse Stanislas Wawrinka, mercredi contre le Britannique Andy Murray, après une saison pointilliste en raison de blessures. Un autre ancien numéro un mondial fait aussi des étincelles à Londres. Mardi, Roger Federer s’est imposé face à l’actuel patron du circuit, Novak Djokovic (7-5, 6-2). Âgé de 34 ans, le Suisse n’a strictement rien perdu de son sublime revers. Il est d’ores et déjà qualifié pour les demi-finales.

LE NAVRATILOTWEET DE LA SEMAINE
Moira Smith était policière, elle a été tuée lors des attentats du 11 septembre 2001 à New York. Le magazine Glamour en avait alors fait sa «Femme de l’année». Cette année, le magazine a notamment choisi Caitlyn Jenner, ce que l’époux de Moira Smith, James Smith, a vécu comme «une gifle». Il a donc retourné la récompense à Glamour. Une décision que déplore Martina Naratilova en partageant cet article: