En présence notamment de Roselyne Bachelot, Jean-Luc Romero, Francis Letellier et Françoise Laborde (vice-présidente de l’association), le Refuge a lancé jeudi soir à la mairie du IIIe arrondissement de Paris sa campagne hivernale d’appel aux dons.

Un spot de 30 secondes sera diffusé gracieusement sur les chaînes des groupes TF1, M6 et Canal + mais également sur Historia, Ushuaïa Tv, MCM, MCM TOP, BFM, France 3, France ô et LCP qui prolongera exceptionnellement la diffusion jusqu’au 31 décembre. Des chaînes telles que France 2, France 4 et France 5 n’ont pas répondu aux sollicitations de l’association. Les ondes seront également concernées puisqu’un spot radiophonique de 20 secondes sera diffusé sur Radio FG et sur l’ensemble des stations appartenant aux indés radios, regroupement de radios indépendantes à travers la France.

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Dans le même temps, une vidéo d’une durée de 12 minutes vient d’être partagée sur la toile et demande à être relayée par les internautes:

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CAMPAGNE D’HIVER
Cette campagne débute fin novembre et ce n’est pas un hasard de calendrier. «C’est une période traditionnellement plus difficile pour l’association car nous avons beaucoup plus de demandes au niveau des centres d’hébergement», confirme Nicolas Noguier, président du Refuge. En effet, l’association évoque une augmentation de 15% des demandes par rapport à la même époque en 2014.

Pour l’association, financée à 70% par les dons privés, la récolte de fonds s’avère «nécessaire pour pouvoir pérenniser nos actions, réduire notre liste d’attente et continuer à nous faire connaitre auprès des jeunes», explique son président.

Dylan est le seul jeune aidé par le Refuge à apparaitre dans la vidéo. Sa volonté était vraiment de s’adresser à celles et ceux qui peuvent se trouver dans une situation similaire à la sienne: «Je voulais montrer aux jeunes que même au plus bas on peut remonter, qu’il n’y a pas de honte à se faire aider».
Cependant, les jeunes ne sont pas les seul.e.s spectateurs/trices du petit écran, les parents le sont également. «Il y a un grand travail à faire au niveau des parents. Nous faisons beaucoup de médiation familiale mais nous n’avons que 25% de retours de la famille», affirme Nicolas Noguier qui ajoute: «Nous avons des parents qui nous appellent car ils ne savent pas comment parler à leurs enfants. Ces démarches-là sont positives et à encourager.»

«PROFESSIONNALISATION»
Alors que dans la campagne précédente, l’accent était mis sur le parcours des jeunes aidé.e.s, c’est au tour des aidant.e.s d’être sur le devant de la scène. Le mot clé de cette campagne, c’est la «professionnalisation». «Professionnaliser c’est autant avoir des travailleurs/euses sociaux/les diplômé.e.s que professionnaliser les bénévoles par les formations que l’on peut leur donner», définit Nicolas Noguier. L’association compte désormais 13 salarié.e.s dont 7 travailleurs/euses sociaux/les. Dans le clip télévisé mais aussi dans le film de 12 minutes, plusieurs d’entre elles/eux apparaissent dont Céline qui travaille au Refuge de Marseille. Surnommée «Mamie Josette» par son protégé Dylan, elle insiste sur le fait qu’au Refuge, «les jeunes en détresse trouvent un hébergement mais ils bénéficient aussi d’un accompagnement social pour les aider à rebondir» et conclut que «sinon ce serait l’hôtel, pas le Refuge».

JEUNES HOMMES
Dans la campagne précédente, les jeunes hommes étaient majoritairement représentés.L’impression est la même pour 2015 puisque seul Dylan incarne celles et ceux qui sont accompagné.e.s par le Refuge. «Dans nos clips, ceux qui apparaissent sont les jeunes hébergé.e.s qui sont en majorité masculins mais dans les accueils de jour nous avons autant de jeunes filles que de jeunes garçons», justifie le président de l’association. Et même si la part des filles augmente, comme «dans tous les centres d’hébergement d’urgence il y a davantage d’hommes que de femmes». Nicolas Noguier avance quelques pistes d’explication: «Peut-être que les parents mettent moins difficilement un garçon à la rue. Nous avons également pu constater que les jeunes hommes sont plus isolés tandis que les jeunes filles peuvent davantage compter sur la solidarité amicale. Ce qui ne veut pas dire qu’il y ait moins de souffrance chez les filles.»

Ligne d’urgence du Refuge 24h/24 et 7j/7 au 06 31 59 69 50.

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