Du 24 septembre au 18 octobre, le cinéma LGBT s’invite à Nice, à Marseille, à Toulon et à Seillans avec Ze Festival. Longs et courts métrages, fictions et documentaires, mais aussi rencontres, cet événement offre une programmation de grande qualité qui fait la part belle aux films étrangers.

Cette nouvelle édition a été aussi l’occasion de quelques changements, que Thomas Cepitelli détaille auprès de Yagg, en tant que président de l’association Polychromes qui organise ce festival: «La sélection s’est faite par sections: documentaires, courts métrages, films plus comiques ou plus politiques, chacun.e s’étant investi.e dans la section qui lui correspondait le mieux. Pour autant, toute l’équipe, qui est entièrement bénévole, a vu la totalité des films, par plaisir et pour en parler entre nous.»

«Nous avons également, pour la première année créé un PolyPass, qui permet de voir 5 ou 10 films, seul.e ou à deux, avec une réduction importante. Enfin, nous donnerons pour la première année une séance de ZeFestival à Seillans, dans l’arrière-pays varois et nous en sommes très heureux/euses.»

Ze Festival sera l’occasion de rencontrer la réalisatrice Elsa Aloïsio, présente pour deux courts métrages, Jihane et Violence – Square des quarts d’heures, mais aussi Vincent Boujon pour son documentaire Vivant!. «Cette année nous ouvrons aussi le festival aux arts de la scène en invitant un Kabaret Kings composé par les artistes qui sont filmés dans l’excellent documentaire de Chriss Lag Parole de King!, à Marseille avec SOS homophobie, mais aussi à Nice, indique le président de Polychromes. Mais il y a également des avant-premières européennes comme Naz and Maalik de Jay Dockhendorf, et aussi toutes les rencontres avec nos associations amies comme l’Observatoire des Trans-Identités, l’Association des Trans de la Côte d’Azur (ATCA), les Caram’elles. Ce sont autant de moments forts que nous partagerons.»

Grâce à une belle sélection cinématographique, et en étant présent sur plusieurs villes de la région Provence Alpes Côte d’Azur, Ze Festival parvient à toucher un public de plus en plus large, comme l’explique Thomas Cepitelli: «Je pense que c’est dû à l’une des grandes forces de Polychromes, puisqu’une partie importante de nos adhérent.e.s est composée de personnes hétéros. Ils et elles participent aux ateliers artistiques et aux activités culturelles que nous menons toute l’année. Grâce à elles et eux, nous pouvons mener d’autant mieux notre mission qui est de donner des images positives des homosexualités et des identités de genre.»

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