Après un première édition à Vincennes, puis à Palavas-Les-Flots l’an dernier, les troisièmes Universités d’été de la «Manif pour tous» se sont installées sur la Presqu’île de Quiberon les 19 et 20 septembre. Au total, entre 250 et 300 personnes toujours décidées à «ne rien lâcher» ont assisté à l’événement qui proposaient ateliers et interventions par différent.e.s invité.e.s, rapporte un article du Monde. Le sujet majeur était «La famille, patrimoine mondial de l’Humanité».

Si depuis presque un an, les opposant.e.s au mariage pour tous ne sont pas redescendu.e.s dans la rue (les dernières marches de la «Manif pour tous» à Paris et à Bordeaux datent du 5 octobre), cela ne saurait tarder. Ludovine de la Rochère prédit déjà de nouveaux rendez-vous pour les anti-égalité à l’approche des prochaines échéances électorales, à savoir les élections régionales en décembre prochain. La «feuille de route» de l’organisation est claire: continuer à s’opposer à l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires et continuer à défendre «l’intérêt supérieur de l’enfant»… mais aussi s’adresser aux candidat.e.s, leur soumettre des propositions et reprendre de la visibilité auprès des médias. Durant les événements, un des porte-parole de l’organisation a effectivement mis en pratique cette dernière indication: Jean-Pier Delaume-Myard, de l’association Homovox, a en effet affirmé qu’il fallait combattre le «lobby gay» comme «le Daech de la pensée unique». Une sortie rapidement reprise par les médias, ce qui a poussé le porte-parole à réagir, regrettant ce «dérapage malheureux», condamné par Ludovine de la Rochère.

Pendant ce temps, Sens Commun, le mouvement fondé par des militant.e.s «Manif pour tous» au sein du parti des Républicains, a poursuivi sa tournée inter-régionale dans le cadre de ses États généraux de la droite et du centre-droit. Initiés à Lyon en juin dernier, ils se sont tenus à Marseille ce week-end et se poursuivront jusqu’en mars prochain dans six autres villes en France.