Le magazine peut-il renaître de ses cendres? La marque subsiste et pourrait intéresser des repreneurs.

D’après nos informations, c’est lundi 21 septembre à 17 heures que le tribunal va se prononcer. Mais l’administratrice judiciaire, contactée par Yagg, n’a pas souhaité répondre à notre demande d’interview.

Le 23 juillet dernier, après une période d’un mois et demi durant laquelle Têtu était placé en redressement, le tribunal avait prononcé la liquidation judiciaire, faute d’avoir reçu des propositions de reprise du magazine et de ses salariés. Toute l’équipe a été licenciée par la suite. Les raisons avancées par Jean-Jacques Augier, qui avait racheté Têtu à Pierre Bergé en février 2013, pour expliquer son échec à redresser la situation: «Une conjoncture économique difficile, des problèmes structurels de distribution, des agences de publicité pusillanimes», mais aussi selon lui «un lectorat gay largement démobilisé, heureux des avancées législatives récentes et désireux de ne plus se distinguer».

Y aura-t-il des repreneurs à l’audience du 21 septembre? Ils ont jusqu’à ce soir pour déposer leurs projets. Au vu des risques financiers, il parait peu probable qu’un magazine papier soit relancé et seule la partie web pourrait perdurer.

Un seul projet de rachat a été rendu public. Celui de Brice Fogliami, celui-là même qui avait lancé une pétition pour «sauver Têtu» au mois de juin. Sur Kickstarter, une plateforme de financement participatif, il avait lancé une campagne avec un objectif de 75000 euros. Mais il n’a pu récolter au final qu’un peu plus de 5800€. La souscription a donc échoué.