Modeste, mais fidèle au poste. Le festival D’un bord à l’autre fête cette année sa sixième édition, avec une programmation de quatre longs-métrages (Le Chanteur, Le Cercle, Je suis Annemarie Schwarzenbach et Zomer). L’accent est mis aussi sur les courts métrages originaux. Christel Guillard, la coordinatrice du Festival, nous en dit plus.

Quelles sont les temps forts de l’édition 2015 du festival D’un bord à l’autre? Les rencontres cette année, avec le réalisateur Rémi Lange qui viendra présenter en avant-première Le Chanteur, long-métrage se situant entre mélodrame et comédie musicale; avec également la réalisatrice Véronique Aubouy pour son film Je suis Annemarie Schwarzenbach, une libre et originale adaptation biographique de cette écrivaine et aventurière lesbienne des années 30. Et enfin, avec Didier Roth-Bettoni auteur de L’Homosexualité au cinéma. Autre temps fort, l’incontournable séance de courts métrages en ouverture du festival.

Vous avez choisi de mettre l’accent sur les courts-métrages. Pourquoi? La séance de courts métrages permet d’aborder, dans des registres différents, une multitude et une diversité de thèmes (coming out, discriminations…) en un laps de temps limité; le but, c’est de délivrer des messages forts de ces tranches de vie via le format du court.

Sur quoi va porter la conférence animée par Didier Roth-Bettoni, «Méchants gays et vilaines lesbiennes»? C’est une conférence sur les représentations de l’homosexualité dans le cinéma hollywoodien dans lequel on fait généralement endosser des rôles négatifs et inquiétants aux personnages avec notamment des rôles de criminel(le)s tels que dans La Corde ou Basic Instinct.

D’un bord à l’autre, festival de films LGBT, au cinéma Les Carmes, à Orléans. Du 18 au 20 septembre.