Le 11 septembre 1990, la révérende mère des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence de San Francisco a reçu les vœux des quatre premières Sœurs françaises sur les marches de la chapelle de la Sorbonne. Le Couvent de Paris était né  (Lire Septembre 1990, Bénissez-nous mes Soeurs ! ).

Hier, 25 ans plus tard, des Sœurs du Couvent de Paris et du Couvent de Paname se sont retrouvées pour commémorer cette naissance. « 25 ans de désordre, qui ont débuté sur ces illustres marches », a rappelé Sœur Mary-Nyctalope, avant de poursuivre « Moi, Sœur Mary-Nyctalope, née au Couvent des Chesnaies, ayant grandi dans le Couvent des 69 Gaules pour finalement être adoptée par le Couvent de Paname, je lève mon vert poing à ces 25 années de lutte contre le Sida, les IST, contre la honte et la culpabilité stigmatisante, contre les discriminations que subissent les personnes en fonction de leur genre, de leur sexe, de leur préférences amoureuses, de leurs désirs, de leur âge, de leur statut sérologique et à ces 25 années de célébration de la joie multiverselle et pour la paix entre les communautés. »

Au delà de la célébration, les Sœurs ont voulu faire passer un message. Après avoir rappelé notamment que les Sœurs ont depuis leur création vu 19 pays ouvrir le mariage aux couples gays et lesbiens, Sœur Ursulina, du Couvent de Paris, a dénoncé la tendance chez les gays  » au repli, au sectarisme, à l’intolérance ; la promotion des idées de l’extrême droite, la banalisation des discriminations sur le net ou applications de rencontres »

Après un dernier discours de la Mère du Couvent de Paris, Sœur Piccolatta (bientôt en interview sur Yagg), tout ce beau monde a traversé la Seine pour se rendre à Ze Baar et inaugurer le vernissage de l’exposition de Nicolas Rigaux sur les Sœurs, intitulée « Make Up ».