Le Théâtre Mogador accueillera Cats à partir du 1er octobre. Stage Entertainment, qui produit la célèbre comédie musicale d’Andrew Lloyd Weber (Evita, Phantom of the Opera), organisait hier une visite des coulisses pour les journalistes. Au programme, rencontre avec les adaptateurs français, les maquilleuses, les costumières, visite de la scène, d’une répétition et pour finir un mini showcase, avec la présentation de la chanson Jellicle Songs for Jellicle Cats.

Comme tous les spectacles de Stage Entertainment – Cabaret, Le Roi Lion, La Belle et la Bête, Mamma Mia etc. –, Cats a été traduit de l’anglais vers le français. La tâche a été confiée à Ludovic-Alexandre Vidal et Nicolas Nebot. Les deux hommes ont rappelé l’origine de la comédie musicale: Andrew Lloyd Weber voulait adapter les poèmes de T.S. Elliot, qui présentait le point de vue de plusieurs chats. Sa veuve lui a donné un poème inédit, celui du chat Grizabella. «T.S. Elliot n’avait pas publié ce poème parce qu’il le jugeait trop triste pour des enfants [à qui étaient destinés les poèmes]», racontent les adaptateurs. Non seulement Andrew Lloyd Weber a ajouté l’histoire de Grizabella, mais il en a fait le personnage emblématique de sa comédie musicale, en lui donnant notamment la chanson emblématique Memory.

SUCCÈS POPULAIRE, MAIS PAS CRITIQUE
Cats
est l’une des comédies musicales les plus jouées dans le monde, avec Les Misérables et Phantom of the Opera. Le succès populaire n’a pas été souvent accompagné d’un succès critique, qui lui reproche notamment son manque de structure. «C’est l’histoire d’une rédemption, d’une acceptation de l’autre», défend Ludovic-Alexandre Vidal.

L’un des éléments essentiels de la comédie musicale, c’est le maquillage des comédien.ne.s. Pour les représentations, ces dernièr.e.s devront se maquiller eux-mêmes et elles-mêmes. Pour leur apprendre à le faire, la créatrice des maquillages leur peint la moitié du visage, et leur donne des conseils pour réaliser la seconde moitié. Jusqu’à ce qu’ils et elles soient autonomes. Les costumes, eux, sont assemblés à Londres, mais réparés ou ajustés régulièrement dans l’atelier des coulisses. «Il y a 150 costumes pour 30 comédien.ne.s», précise la responsable des costumes. Tous sont fait en poils naturels, pas de chat, mais de yak.

Sur scène, un seul décor: une décharge, réimaginée à la proportion des chats.

La visite guidée s’achève dans la salle de danse, où les comédien.ne.s répètent Jellicle Songs for Jellicle Cats, qu’ils et elles vont ensuite présenter devant les journalistes, sans costume ni maquillage, avec la chorégraphie et l’attitude. Félines, forcément.