Sur The Players’ Tribune, Layshia Clarendon, joueuse de basket américaine qui évolue dans le club Indiana Fever, dans le championnat américain de basket (WNBA) publie un long témoignage: «Je m’identifie comme noire, homo, de genre féminin, non-cisgenre et chrétienne, écrit-elle. Je suis une outsider dans toutes les communautés auxquelles j’appartiens. Mon existence même défie les barrières raciales, sexuelles, de genre et religieuses.»

Layshia Clarendon raconte son coming-out à ses parents – fait après celui de sa sœur qui s’était mal passé – et le difficile accueil par les membres de sa famille. Tout au long du témoignage, intitulé «Keeping the Faith» («Garder la foi»), elle évoque sa relation avec Dieu.

«Dans toute cette tension entre mes identités sociale et raciale, ma foi est ce qui me fait garder les pieds sur terre, c’est toute la beauté de mon histoire – même si je travaille à rectifier ces parts de moi-même. Je me sens libre de toutes les identités. Si je n’étais pas homo, noire et non-cisgenre, je n’aurais pas la même relation avec Dieu que celle que j’ai aujourd’hui. Ce que je suis m’a poussée à me poser des questions et à le rechercher par des chemins que je n’aurais pas, sinon, empruntés. Ma relation personnelle avec Dieu est l’endroit où je me sens toujours en sécurité, incluse et bienvenue. C’est l’endroit où je n’ai pas à porter le fardeau d’être noire aux États-Unis. Je n’ai pas à porter le fardeau d’entrer dans des toilettes et d’être prise pour un homme. Je n’ai pas à porter le fardeau de me demander si les gens me jugent moralement ou pas parce que je suis homo. Je sens la liberté et l’amour. Dieu, c’est ça.»

Cet article est extrait de la chronique Terrains de Jeux du 27 août 2015, à lire en intégralité ici.