Marie Labory en est à son sixième mois de grossesse. Elle attend des jumeaux, conçus par PMA en Espagne. En attendant son congé maternité, début septembre, elle continue à présenter le journal d’Arte, une semaine sur deux. Nous l’avons jointe par téléphone pour prendre de ses nouvelles et voir avec elle comment sa grossesse était perçue à la fois par ses collègues et par les téléspectateurs et téléspectatrices.

«La grossesse se passe super bien. J’ai beaucoup de chance. Les jumeaux sont en pleine forme», explique-t-elle. Du côté des collègues, c’est très positif: «On gagne un statut incroyable lorsqu’on devient enceinte. Je reçois beaucoup d’attention. On se réjouit pour moi.» Le mode de conception est presque un non-sujet: «On me pose peu de questions sur comment j’ai fait. Ça se normalise. On n’a plus besoin de poser la question du papa.»

Mêmes réactions du côté de celles et ceux qui la voient à la télé, sur leur tablette ou ordinateur. «Il y a quelques réactions et quelques messages, tous gentils. On a de chouettes téléspectateurs sur Arte», indique la présentatrice, qui défend encore une fois les bienfaits de la visibilité:

«Alex Goude a parlé de sa GPA, moi je suis visible… Plus on sera nombreuses et nombreux à parler, plus ça se normalisera. À partir du moment où il y a un enfant et où c’est personnifié, les barrières tombent.»

«Ça donne de l’espoir», conclut-elle, résolument optimiste, avant de préciser dans un rire: «Mais ce sont peut-être les hormones qui parlent!»

marie labory

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