Il y a de plus en plus de coming-out de célébrités, en particulier dans les pays anglo-saxons. Il est de plus en plus possible de se dire gay ou lesbienne, et la visibilité trans’ a fortement augmenté en quelques mois, avec Caitlyn Jenner, mais aussi Laverne Cox ou Janet Mock. Il y a un terme que l’on entend pourtant toujours aussi peu: «bisexuel». Kristen Stewart (photo) ou Miley Cyrus sont des exemples frappants de femmes qui s’assument, tout en refusant de se définir. Si l’on peut comprendre cette volonté de ne pas s’adjoindre d’étiquette, écrit Eliel Cruz sur Bisexual.org, elle invisibilise la bisexualité et les personnes bi.e.s. Il liste donc 5 raisons de ne plus se retenir de parler de bisexualité et de se dire bi.e:

Pour commencer, employer ces termes apporte de la visibilité. Il y a par exemple assez peu de personnages bis dans les séries ou les films (en particulier d’hommes bis), et lorsqu’il en existe, ils entrent souvent dans la catégorie des méchants ou de rôles sur-sexualisés. Pour diversifier les perceptions de la bisexualité, il faut des célébrités bies et fières de l’être.

Les clichés et préjugés sur les bi.e.s abondent: ils/elles sont volages, ou n’arrivent pas à se décider. Plus il y aura de bi.e.s en vue, plus il sera difficile de continuer à croire ces clichés, insiste l’auteur. La visibilité permet l’éducation. Les personnes bisexuelles étant (encore) plus victimes de discriminations, une plus grande visibilité encourage l’opinion publique à se montrer plus ouverte, à mieux accepter les différences.

Enfin, les coming-out bis de personnalités donnent aux jeunes bi.e.s des modèles, dont chacun.e a besoin pour grandir et s’affirmer.

À lire sur Bisexual.org.