«Je me suis donné pour mission de faire de “con” un mot positif, parce qu’il est si souvent employé de façon négative.» L’interview de Lea DeLaria par StyleLikeU commence très fort. Duo mère-fille, StyleLikeU a pour objectif d’aider chacun.e à s’accepter et à permettre à sa nature intérieure de s’exprimer. Dans le cadre du What’s Underneath Project, StyleLikeU interviewe des personnes en leur demandant de se déshabiller au fur et à mesure.

«Toute ma vie j’ai tenté de montrer de façon positive ce qu’être butch veut dire, explique l’actrice d’Orange Is The New Black. Les médias nous décrivent souvent comme grosses, idiotes, nous battons nos femmes, nous conduisons des camionnettes… Être butch, c’est en partie la façon de s’habiller, le look. Les gens doivent savoir ce que vous êtes à la seconde où vous franchissez l’entrée du bar. À une époque, c’était très important.»

Pour Lea DeLaria, 57 ans, aucun sujet n’est tabou. Elle parle de ses débuts de baby butch, à 16 ans, de son éducation dans une école catholique, de son premier spectacle (The Fucking Dyke en 1982 à San Francisco), de son très difficile coming-out, de son corps, de l’amour qu’elle lui porte même s’il ne correspond pas aux normes acceptées, de l’agression lesbophobe dont elle a été victime en 1980 à San Francisco, de la ménopause, de ses émotions…

«Je me détestais parce que je n’étais pas “normale”, raconte-t-elle. À l’époque, l’homosexualité était encore considérée comme une maladie mentale. (…) Quand j’étais ado, j’étais terrifiée à l’idée que quelqu’un découvre mon horrible secret.» Un secret qu’elle n’a révélé à ses parents qu’à 28 ans, alors que sa carrière de comédienne ouvertement lesbienne avait déjà débuté. Ses frères et sœurs étaient au courant, mais elle était convaincue qu’elle ne pourrait pas le faire son coming-out auprès de ses parents. «Mon père ne se doutait de rien. Et pourtant, regardez-moi!» Son père et sa mère ont fini par accepter son homosexualité (en partie, est-elle sûre, grâce à un rôle dans la série Matlock, avec Andy Griffith).

Sur son corps: «Je suis une grosse femme fière, un point c’est tout. Nous vivons dans une société qui attend certaines choses des femmes, notamment en ce qui concerne leur poids. Et c’est n’importe quoi. (…) L’obésité est un problème, je comprends ça, elle cause plein de choses dont il faut que les gens soient au courant. Mais le revers de la médaille, c’est que c’est essentiellement génétique. Et il n’y a pas de mal à ça, c’est aussi simple que ça. Gros ne veut pas dire moche.»

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