Un Irakien, Adnan, et un Syrien, Subhi Nahas, témoigneront le 24 août devant le Conseil de sécurité des Nations Unies de ce qu’ils ont vécu en tant qu’homosexuels dans des régions dominées par Daesh, rapporte l’agence de presse Reuters. À leurs côtés, Jessica Stern, de l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC). Cette réunion, une première pour le Conseil de sécurité, sera animée par Samantha Power, ambassadrice des États-Unis, et Cristian Barros Melet, ambassadeur du Chili, et sera consacrée à «Daesh, qui vise systématiquement les LGBT sur le territoire qu’il contrôle».

La réunion sera ouverte à tous les États-membres. L’objectif est d’«examiner les types de protections nécessaires pour les personnes LGBT, ce que la communauté internationale doit faire pour mettre fin aux fléaux que sont les préjugés et la violence, et – en lien avec cela – comment faire avancer l’égalité et la dignité, y compris dans les zones de conflit».

Daesh a pris l’habitude de publier des photos et des vidéos d’hommes présentés comme gays et exécutés pour cette raison, par lapidation, ou en étant jetés du toit d’un immeuble. «L’un des objectifs est de susciter la terreur par la mise en scène, expliquait le chercheur Olivier Roy en décembre dernier sur Yagg. Plus c’est spectaculaire, mieux c’est. Ils cherchent à créer la terreur chez leurs adversaires comme le faisaient auparavant les Mongols.»

Plusieurs témoignages ont été diffusés dans les médias ces derniers mois, comme celui de Taim par la BBC (lire «Pourquoi mon propre père aurait voulu me livrer à Daesh pour me tuer», témoigne un jeune gay irakien [BBC, 360°]) ou ceux de Nour, Sami et son compagnon par CNN (lire Daesh: Des réfugiés gays syriens témoignent).