L’élue Tzipi Livni (Union sioniste), qui avait déjà promis l’ouverture du mariage aux couples de même sexe lors de la campagne des dernières élections législatives, a annoncé un ensemble de propositions de lois visant à faire avancer les droits LGBT, rapporte The Jerusalem Post. Les textes, qui portent le nom de Shira Banki, en hommage à l’adolescente de 16 ans décédée suite à l’agression au couteau lors de la Pride de Jérusalem, prévoient la création d’une union civile, une éducation vers l’égalité et la tolérance, l’interdiction des thérapies pour «guérir» les personnes homosexuelles, des amendements à la législation sur la gestation pour autrui (GPA) ainsi que la supervision des personnes condamnées pour des crimes de haine après leur sortie de prison pour éviter qu’un drame comme celui de la Pride de Jérusalem ne se reproduise.

«Les lois Shira Banki sont un arsenal dissuasif, pour que celles et ceux qui envisagent un crime de haine et pensent que la violence et le racisme sont la meilleure solution comprennent bien qu’à leurs actions répondra le progrès de l’égalité et la tolérance dans la société israélienne», a déclaré Tzipi Livni. La femme politique prévoit de soumettre les textes au Parlement israélien (Knesset) lors de la session d’hiver prévue en octobre. «Il ne suffit pas d’augmenter le budget d’Israel Gay Youth, comme l’a suggéré le ministre de l’Éducation. L’éducation pour la tolérance et l’égalité, en commençant par fournir les outils adéquats au personnel éducatif, doit être au cœur du système éducatif, dès maintenant, pour tous les groupes de population», a-t-elle ajouté.

Naftali Bennet, le ministre de l’éducation, a en effet promis le financement de l’association Israel Gay Youth après le drame de la Pride de Jérusalem. Une promesse remise en cause par la militante LGBT Yael Sinai, qui dans une tribune au quotidien Haaretz dénonçait la récupération politique hypocrite du meurtre de Shira Banki.

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