Pour s’infiltrer dans un groupe raciste américain sur Facebook, le chroniqueur Virgil Texas a commencé par se former un réseau en ajoutant les personnes avec un drapeau confédéré sur leur photo de profil, repérées dans les commentaires d’un article. La plupart ont accepté la demande de contact sans se poser de questions. Puis, l’une d’elles l’a invité à rejoindre un groupe avec plus de 2500 personnes appelé «Fierté confédérée, l’héritage pas la haine».

Très attachés à leurs valeurs, les membres du groupe étaient ouvertement suprémacistes. Ce qui a donné des idées à Virgil qui a décidé d’ajouter quelques-uns de ses amis afin de «troller» la page. L’administrateur du groupe ayant du mal à gérer sa page et sachant pas comment bloquer la possibilité de changer la bannière en haut de page, Virgil et ses amis se sont amusés à la changer régulièrement.

Mais la bande ne s’est pas arrêtée là. Elle s’est ensuite mise à insinuer qu’un utilisateur était nordiste. De fil en aiguille, Virgil Texas a fini par convaincre l’administrateur de l’aider à modérer la page, qui a accepté avec gratitude. Dès lors, Virgil met en bannière une image ralliant «à la cause LGBT, à Michelle Obama, au judaïsme, au métissage et à la doctrine glorieuse du Juche». Puis, il a renommé le groupe, qui est devenu «Les Sudistes LGBT soutiennent Michelle Obama et le Judaïsme» et a désigné 50 de ses amis comme modérateurs.

Très vite, des membres mécontent.e.s se sont manifesté.e.s et ont menacé de quitter la page. Le créateur du groupe est revenu et la guerre des changements de noms a commencé, allant jusqu’à 12 modifications de noms. Finalement, le groupe a perdu énormément d’utilisateurs/trices durant cette journée avant que Facebook ne le supprime définitivement.

Un récit à lire sur Vice.com.