Si certains médias ne retiendront que sa pique à l’encontre de Taylor Swift et du clip de Bad Blood, l’interview que Miley Cyrus a accordée à Marie Claire dévoile de nouveaux aspects de la chanteuse, qui depuis plusieurs mois affirme son soutien et son engagement pour la communauté LGBT. Un coup de pub’ à moindre frais? Non seulement la star ne ménage pas ses efforts en ayant créé cette année la Happy Hippie Foundation pour venir en aide aux jeunes LGBT sans-abri, mais elle-même estime pouvoir faire avancer les mentalités grâce à sa propre expérience:

«Beaucoup d’entre nous savent ce que c’est, vous voyez ce que je veux dire? Dernièrement j’ai beaucoup parlé du fait que je suis genderfluide et genderneutral. Et ça fait enrager certaines personnes. Elles veulent me juger. Les gens ont besoin de modèles plus conventionnels, j’imagine. Mais ça ne m’intéresse pas d’être cette personne.»

Elle affirme plus tard dans l’interview: «J’ai l’impression d’être un garçon de 15 ans piégé dans le corps d’une fille de 22 ans.» Dans les coulisses du shooting par le photographe Mark Seliger, elle revient à nouveau sur l’importance de rendre visible les actions de sa fondation: «Les gens ne réalisent pas à quel point le fait d’être sans abri, d’être issu.e de la communauté LGBT, le sida, tout est étroitement lié», explique-t-elle. «Je sais que je gâcherais ma vie si je ne m’investissais pas dans quelque chose qui compte.»

Réduire Miley Cyrus à des coups de provoc’ serait aussi bien en-dessous de la vérité. La chanteuse, qui ne compte pas «s’assagir» de sitôt, sait parfaitement reconnaître l’écart de traitement médiatique entre elle et d’autres artistes juste parce qu’elle est une femme:

«Il y a beaucoup trop de sexisme, d’âgisme. Kendrick Lamar parle de LSD dans ses chansons et il est cool. Je fais la même chose et je suis une pute complètement camée.»

Fan des séries Transparent, Grace and Frankie et American Horror Story (même si ça lui fait faire des cauchemars), la chanteuse serait actuellement en couple avec la mannequin Stella Maxwell.