Tout comme l’a fait le New York Times il y a quelques mois, Libération a recueilli plusieurs témoignages de personnes trans’, de 15 à 30 ans. Parmi les réflexions: «Tu veux pas te faire pousser un pénis quand même?» ou alors «Tu sais, un jour tu voudras peut-être tomber enceinte, car en vrai tu es une fille», se souvient Mimi, 19 ans, agenre. «À l’école, on me considérait comme trop bizarre pour venir me parler, et on préférait se moquer de moi ou répandre des rumeurs sur mon orientation sexuelle alors que j’essayais d’expliquer tant bien que mal que ça n’avait rien à voir», raconte aussi Mimi.

Elysabeth, 25 ans, elle, est tombée amoureuse d’une femme qui l’a aidée et soutenue: «C’est elle qui m’a poussée à me questionner et à me découvrir, qui m’a aidée à me diriger vers la transidentité si l’on peut dire. En 2013, ça a fait tilt dans ma tête et je me suis vraiment intéressée à la question. Je suis allée voir (avec son aide) une association avec des personnes trans’. J’en rencontrais pour la première fois et j’y ai compris beaucoup de choses. Je me suis identifiée comme fille trans’.»

«Aujourd’hui, lorsque je vois mes jambes non épilées, je suis rassuré, raconte pour sa part Tom-Alex, 22 ans. Ça fait masculin. Ça me réconforte. Lorsque je sens que mon corps n’est pas en concordance avec qui je suis, je regarde mes jambes. Pas la forme, juste le fait qu’elles ne soient pas épilées. Et je suis mieux.» Comme il l’a aussi raconté sur son blog Yagg, Tom-Alex (qui a lancé un appel à soutien financier) a eu la chance de rencontrer un psy qui l’a écouté et entendu: «En me quittant, il me dit: “Et surtout, n’oublie pas. Être transgenre n’est ni une maladie mentale, ni un handicap, ni un délit, ni une honte”.»

Retrouvez ces témoignages en intégralité, ainsi que ceux de Julie, 24 ans, d’Ewilan, 22 ans, Mathis, 15 ans, David, 24 ans, Hana, 30 ans, Maëva, 17 ans, Oriane, 30 ans, Pyrène, 19 ans, Luttii, 21 ans, sur le site de Libération.
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