Daphné Bürki recevait samedi midi Conchita Wurst sur le plateau du Tube pour revenir sur l’année trépidante que la gagnante de l’Eurovision 2014 vient de vivre. Avant l’interview, une analyse du phénomène «Conchita Wurst» a été diffusée avec notamment l’intervention de la rédactrice en chef de Yagg, Judith Silberfeld. Par la suite, la chanteuse a évoqué son rapport aux médias depuis qu’elle est sous le feu des projecteurs: «J’aime ce qui fait partie de la célébrité, j’adore donner des interviews, j’adore être sur scène, j’adore chanter, j’adore m’exprimer, je l’aime d’autant plus si les autres l’apprécient.» Et s’exprimer, Conchita Wurst l’a fait à plusieurs reprises, ce qui lui vaut aujourd’hui d’être perçue comme un précieuse défenseure des droits des personnes LGBT: «Les gens ont tendance à parler de moi comme d’une porte-parole, un symbole, c’est un honneur d’être décrite ainsi, mais ce n’est pas comme ça que je le vois moi-même, a-t-elle humblement expliqué. Parce que je ne suis que moi, je suis loin d’être parfaite. Je dis tout simplement les choses qui à mon sens semblent justes, mais ce n’est pas la vérité absolue. Finalement je ne représente que moi-même. Si les autres suivent ce que je dis, c’est formidable et j’en suis très reconnaissante mais je ne promets jamais rien si ce n’est d’être vraie envers moi-même.»

La star autrichienne est aussi revenue sur la couverture de Vanity Fair avec Caitlyn Jenner, et très pédagogue, a souligné la différence entre son expérience de drag queen, et celles des personnes trans’: «Je ne peux même pas imaginer ce que c’est. Vous savez, moi je suis une drag queen, c’est le show, les paillettes, le glamour, mais être quelqu’un de transgenre, c’est quelque chose de bien différent, c’est la vraie vie, je ne peux même pas m’imaginer combien c’est douloureux, terrible, difficile, de vivre une telle histoire, de faire cette démarche. C’est formidable qu’elle ait eu la possibilité de véritablement s’exprimer et de sensibiliser là-dessus.» La chanteuse autrichienne était en France pour la promotion de son premier album, mais aussi de son autobiographie, Moi, Conchita, dont vous pouvez retrouver la critique dans Les Lectures de Yagg.

Voir ou revoir l’interview dans la deuxième partie de l’émission (à partir de 6’30):