Il y a quelques jours, la police de Séoul interdisait la Pride prévue le 28 juin prochain sous la pression des conservateurs chrétiens. Mardi 16 juin, un tribunal de la capitale sud-coréenne a estimé que cette interdiction était contraire à la loi, rapporte la presse locale. L’argument invoqué par la police était que la marche provoquerait trop d’embouteillages et de désagréments auprès des piétons.

Le tribunal a donc tranché en la faveur de la pride. «Sauf s’il y a un risque évident de danger pour le public, l’interdiction de la manifestation n’est pas autorisée et doit être le dernier recours absolu», a déclaré le juge.

Cette décision a vivement été saluée par Myeong Jin Kang, le président du Korean Queer Cultural Festival. «Dans un pays démocratique, qui s’appuie sur la société civile, la garantie que la société peut s’exprimer est très importante», a commenté le président du festival dans un communiqué.

En Corée du Sud où un baiser lesbien à la télévision faisait encore scandale récemment scandale, cette décision est une avancée pour Séoul dont le maire souhaiterait d’ailleurs ouvrir le mariage aux personnes du même sexe.

L’année dernière, la marche a été perturbée par des militant.e.s anti-LGBT. La police avait déjà tenté d’arrêter la Pride en se servant de la catastrophe du Seoul Ferry, qui avait provoqué la mort de 300 personnes deux mois plus tôt, et qualifiait l’événement comme inopportun. La marche a quand même eu lieu.

Alors que plus de 20 000 participant.e.s sont attendu.e.s par les organisateurs/trices, la menace de perturbation de l’événement n’est pas écartée. En effet, de nombreux manifestant.e.s défilaient déjà avec des banderoles telles que «Arrêtez le mariage des couples de même sexe» et «Gay out: les homosexuels n’ont pas de droits humains» lors de l’ouverture du Korean Queer Cultural Festival le 9 juin dernier.

Via BuzzFeed.