Dans sa campagne, Alain Juppé, qui se révèle un formidable communiquant (comme le montre cet entretien exclusif au Figaro à la veille du Congrès des Républicains), s’oppose à Nicolas Sarkozy mais aussi, bien sûr, à François Hollande et à son gouvernement. Invité du Grand Rendez-vous Europe1/Le Monde/i-TELE ce dimanche 31 mai, il a été interrogé sur les textes votés par la gauche qu’il envisagerait d’abroger s’il était élu à la présidence de la République en 2017.

«Je regarderais ce qui mérite d’être conservé et ce qui mérite d’être supprimé, a-t-il affirmé. Pas par esprit de système, il peut y avoir des choses qui sont bonnes à conserver – je n’en ai pas la liste pour l’instant, il faudra que je recherche mais il peut y en avoir –, et d’autres qui mériteront d’être supprimées, bien sûr. Mais surtout, il ne faudra pas réformer pour le plaisir de réformer.»

Qui du mariage pour tou.te.s?

«Je n’y toucherai pas, je l’ai dit, parce que ce serait rouvrir un débat difficile, une cicatrice, qui n’est pas vraiment complètement guérie, en pure perte. Regardez comment les mœurs évoluent aujourd’hui: l’Irlande vote à 60% pour le mariage entre personnes du même sexe.»

L’ancien Premier ministre a aussi réaffirmé son opposition à la gestation pour autrui (GPA), qu’il considère comme «une marchandisation du corps humain», contre laquelle il a l’intention de se battre «énergiquement».

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