On ne s’était presque pas trompé. La Suède vient de remporter l’Eurovision avec un écart de points plus important que prévu devant la Russie (365 points pour lui, 303 points pour elle). Pendant un très long moment, les producteurs ont fait durer le suspense en donnant l’illusion que la Russie allait l’emporter.

Dans la salle, l’ambiance était électrique. Bien plus que l’an dernier à Copenhague. Si le public n’a pas sifflé l’interprète russe durant sa prestation, en revanche, il ne s’est pas gêné pour le faire pendant la traditionnelle remise de points. Obligeant l’une des animatrices à rappeler le public à l’ordre. La tension était telle, d’ailleurs, qu’elle en a presque fait oublier sur le coup l’excellente prestation du Belge Loïc Nottet, qui finit quatrième. L’Italie a également fait forte impression en finissant troisième. L’Australie repart bredouille, mais auréolée d’une belle cinquième place. La France, quant à elle, finit 25e.

Peu après le concours, Lisa Angell, la représentante de la France, s’est confiée à RTL: «Artistiquement, bien sûr que je le vis comme une injustice, pas pour les points, ce sont des choses que je ne peux pas contrôler, je pense que la musique et la politique, ça ne marche pas.» Le débat sur la participation de notre pays à l’Eurovision ne manquera pas de ressurgir dans les heures qui viennent.

Au moment de recevoir son trophée des mains de Conchita (ex-Wurst), Måns Zelmerlöw, l’interprète suédois de Heroes («Héros») a pris les devants pour contrer les références qui, là aussi, ne manqueront pas de ressurgir sur les propos homophobes qu’il a tenus il y a quelque temps. «Nous sommes tous des héros, peu importe qui nous sommes, peu importe qui nous aimons ou en quoi nous croyons», a-t-il immédiatement déclaré.

Rendez-vous le 14 mai 2016, en Suède, pour la 61e édition de l’Eurovision.

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