C’est sans doute la personnalité la plus difficilement accessible de cette 60e édition de l’Eurovision. Entre la promo de son album et de sa biographie, Conchita Wurst est en outre au cœur du show télé de cette année, puisqu’elle anime les séquences green room, en interviewant les compétiteurs et compétitrices.

Ce jeudi après-midi, à Vienne, elle donnait toutefois une conférence de presse d’un quart d’heure. À cette occasion, nous avons pu l’interroger sur cette sorte de figure politique qu’elle était devenue instantanément au soir de sa victoire. On s’en souvient: à peine avait-elle brandi son trophée qu’elle créait le concept des «unstoppables» (littéralement «celles et ceux qu’on ne peut arrêter»). Depuis, elle n’a jamais cessé de militer pour l’ouverture d’esprit. «C’est quelque chose pour moi d’intrinsèque, nous a-t-elle répondu. Ce n’est pas un effort. C’est quelque chose que j’ai envie de faire. Et j’ai de la chance, on me donne l’opportunité de défendre ce en quoi je crois.»

En répondant à la question de savoir si elle a les moyens de mener pleinement son combat, elle a insisté sur le fait qu’elle «avait déjà rencontré beaucoup de personnes» dans ce cadre. Tout en nous précisant: «Je voudrais rencontrer le président Poutine. Passer du temps avec lui, pour essayer de le comprendre.» Pas sûr qu’il réponde favorablement à sa demande.

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