La grande finale, c’est samedi. Mais les journalistes ont déjà la tête dans le guidon. À force de faire la fête chaque soir (sauf nous, on a été sages pour l’instant). D’autant plus que les répétitions ne leur laissent absolument aucun temps mort. Un événement chasse l’autre, et on en oublie presque la première demi-finale d’hier soir pendant laquelle, à plusieurs reprises, on a failli s’endormir.

En France, cette première manche était diffusée sur France Ô. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le public n’a pas répondu présent au rendez-vous: seulement 206.000 personnes étaient présentes devant leur petit écran pour cette première manche. Logique, après tout, les rounds qualificatifs sont peu affriolants pour un public français qui ne jure que par la finale du samedi, notre nation étant automatiquement qualifiée. Reste que de notre côté, on n’est pas peu fiers: sur les dix qualifiés (l’Albanie, l’Arménie, la Russie, la Roumanie, la Hongrie, la Grèce, l’Estonie, la Georgie, la Serbie et la Belgique), nous en avions prédit huit! On réutilisera sans doute la même boule de cristal pour la seconde demi-finale organisée jeudi soir. Quitte à précéder ces prédictions d’un «spoiler alert». On est d’ailleurs ravis pour notre chouchou belge Loïc Nottet et à moitié surpris que le groupe punk finlandais PKN n’ait pas été retenu. Malgré la programmation, l’ambiance, dans la salle, était grandiose. On a d’ailleurs rarement vu autant de monde se presser pour assister à une demi-finale.

Ce mercredi matin, les représentant.e.s du «Big 5» comme on dit (c’est-à-dire les qualifiés d’office : l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France) foulaient une nouvelle fois la scène pour leurs dernières répétitions solo. Accompagné.e.s de l’Autriche – vainqueur l’an passé – et de l’Australie. Chacun.e pouvait répéter au minimum trois fois son titre. Certain.e.s chanceux/ses (ou cancres) ont pu s’y essayer jusqu’à quatre reprises (le Royaume-Uni). La Française Lisa Angell, quant à elle, s’est contentée de deux essais. Certain.e.s y verraient un excès d’orgueil. Mais force est de reconnaître que ça roule. On s’est même laissé gagner par quelques frissons au moment où des tambours la rejoignent sur scène. Manque de bol, en conférence de presse, notre représentante s’est vu attribuer par tirage au sort une place en première partie de show (on connaîtra sa position finale dans la nuit de jeudi à vendredi). Autant dire que ça lui compliquera la tâche pour obtenir un bon classement final. À moins que les organisateurs décident de ne pas trop la pénaliser en lui réservant un passage en fin de première partie (vers la 13e place). Reste que la France n’a pas été épargnée ces deux dernières années par les producteurs du show qui lui ont systématiquement refourgué un mauvais ordre de passage. L’espoir fait vivre. Ou rire. C’est selon. Et puis, ce n’est que l’Eurovision. À demain pour le programme de la seconde demi-finale avec le passage de celui qui va sans doute rafler la mise cette année…

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