Dans l’entretien qu’il a accordé à Gala, Alex Goude ne fait pas les choses à moitié. L’animateur de La France a un incroyable de talent ne se contente pas de sortir du placard, il parle aussi de son mari, Romain Taillandier, et de l’enfant que le couple a eu par gestation pour autrui (GPA), le tout accompagné de photos en famille (avec le chien Clarky).

Alex Goude a d’ailleurs tweeté l’article avec un commentaire qu’évidemment, à Yagg, on trouve assez parfait:

Pour cet entretien, Gala s’est rendu à Las Vegas, où Alex Goude vit depuis deux ans. On entre dans le vif du sujet dès la première question: «Pourquoi choisir, aujourd’hui, de parler de votre vie privée?». Réponse: «Pour fêter les deux ans du mariage homo­sexuel léga­lisé en avril 2013. Et puis, je suis très heureux, alors ça donne envie de faire bouger les menta­li­tés.»

Son coming-out, Alex Goude l’a fait à 25 ans, dans la douleur. Aujourd’hui il va bien, et veut partager. «Je n’aurais jamais parlé de ma vie privée si je ne recevais pas sans arrêt, via les réseaux sociaux, des témoignages de jeunes gays désespérés.» Parmi ces jeunes, certains ont dû défiler contre le mariage pour tous, explique-t-il: «En France, le débat a été instrumentalisé. Les gens sont sortis défiler en assumant leur homophobie. À ce moment, des adolescents me disaient “Mes parents me forcent à militer avec eux, ils ne savent pas que je suis homo”. C’était choquant.»

Alex Goude assume aussi très bien d’avoir eu recours à une GPA pour avoir un enfant (le couple en voudrait d’ailleurs un deuxième), et la journaliste saisit l’occasion de lui faire expliquer la procédure, sans éviter les questions qui fâchent: «Je comprends le débat autour de la marchandisation des corps, mais dans les faits, ça ne se passe pas comme ça», insiste l’animateur, qui évoque aussi le fait qu’il n’est pas le seul, dans le showbiz français, à avoir fait ce choix.

#love

Une photo publiée par Romain Taillandier (@romtaillandier) le

«Vous n’avez pas l’im­pres­sion de propo­ser une sorte de monde virtuel, de labo­ra­toire expé­ri­men­tal ?» interroge la journaliste. Alex Goude répond sans faux-semblant:

«Écou­tez, pour être clair, quand on est là en train de se tripo­ter devant une éprou­vette pour avoir un bébé alors que c’est tout simple pour les hété­ros, bien sur, on voit bien que ce n’est pas natu­rel. Mais dans 99% des cas, les psys disent que ce que l’en­fant retient, in fine, c’est la volonté farouche qu’ont eue ses parents de l’avoir.»