[mise à jour, 20 mai] Ajout de la vidéo.

Christiane Taubira n’aime pas que l’on prenne le prétexte des enfants pour taper sur le gouvernement. Elle l’a encore montré cette après-midi, mardi 19 mai, lors des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale. Le sujet: les décisions du TGI de Nantes ordonnant la transcription des actes de naissance de plusieurs enfants né.e.s par gestation pour autrui (GPA). «Une fois encore la GPA entre dans notre pays par la petite porte, avec la complicité hypocrite de votre gouvernement», s’est indignée la députée UMP Françoise Guégot.

«Comme vous y allez, Mme la députée, le gouvernement complice d’une décision de justice! Car il s’agit de décisions de justice, et d’une décision de justice prise par le tribunal de grande instance de Nantes, qui ne traite pas de gestation pour autrui mais de transcription d’actes de naissance étrangers d’enfants nés à l’étranger par gestation pour autrui, a rappelé Christiane Taubira. La gestation pour autrui est interdite dans notre code civil de façon absolue, le président de la République a répété à plusieurs reprises qu’il n’y introduirait aucune nuance, le Premier ministre l’a dit et répété, le Premier ministre Manuel Valls l’a dit et répété. Entendez-le. Et entendez qu’il s’agit d’une décision de justice, qui d’ailleurs n’est pas définitive, parce que je vous rappelle en plus non seulement que le parquet a interjeté appel, mais que ça n’est pas une décision inédite puisqu’en décembre 2014 la cour d’appel de Rennes avait pris la même décision. La Cour de cassation est également saisie. Je vous demande simplement de respecter les décisions de justice, de la même façon que le gouvernement devra exécuter les décisions de la Cour européenne des droits de l’Homme et le gouvernement y travaille. Nous y travaillons, réaffirmant l’interdiction de la gestation pour autrui mais en tenant compte de la réalité de la situation des enfants.

«Nous sommes dans un pays où nous veillons à protéger les enfants, Madame, il s’agit d’enfants en chair et en os, d’enfants qui vont à l’école, d’enfants qui effectivement sont aussi doués que les autres pour agacer les enseignants, pour énerver leurs parents, mais d’enfants de ce pays, d’enfants de la République! Et ces enfants-là, quoi que vous disiez, nous allons les protéger, Madame!»

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Pour Taubira, « les enfants nés sous GPA sont des enfants de la République »