Une marche de nuit est en cours d’élaboration à Paris. Prévue le 26 juin prochain, son but est, selon le Collectif 8 mars pour toutEs qui l’organise, de «renouer avec la dimension revendicative de la Pride».

En organisant une marche à la veille de la Marche des fiertés, le collectif se place-t-il en opposition frontale avec l’Inter-LGBT? «Il n’y a pas de rapports de force avec la Marche des fiertés, ce n’est pas du tout l’idée, insiste Cécile Lhuillier du collectif. D’abord parce qu’on n’est pas obligé.e.s de choisir entre les deux événements, vu que la marche de nuit se déroulera le jour d’avant. Ce ne sera pas concomitant.» L’idée de cette marche répond davantage à une «impression générale»: «Il y a ce sentiment que la Marche a été vidée de tout son sens politique et revendicatif, ou si elle tente de porter encore un positionnement politique, on se retrouve avec une affiche ou un mot d’ordre comme ceux qui ont été choisis cette année, déplore Cécile Lhuillier. Cette marche de nuit sera celle des personnes qui considèrent que la Marche des fiertés ne convient plus, ou ne suffit plus, que l’Inter-LGBT n’est pas assez virulente sur certains sujets, comme l’ouverture de la PMA, comme les droits des personnes trans’, ou la prostitution.»

Une assemblée générale à l’initiative du Collectif 8 mars pour toutEs aura lieu le 27 mai au soir, dans un lieu encore à déterminer: «La rencontre sera ouverte à tout.e.s et mixte, elle permettra de prendre les décisions collectivement autour de cette marche.»