Ce début de festival n’est pas vraiment marqué par une forte représentation LGBT dans  les différentes sélections.

Certes Mad Max dévoile une Charlize Theron plus « butch » que jamais (son personnage dans Monster est une vierge effarouchée à côté), mais ça s’arrête là. Cette année c’est côté filles qu’il faudra regarder avec le très attendu Carol de Todd Haynes à qui l’on doit déjà le sublime Velvet Goldmine ou bien encore Loin du paradis.

Dans des plus petites sélections, on a repéré Pauline s’arrache d’Emilie Brisavoine, sorte  de « docu-réalité » autour d’une fille un peu punk un peu paumée et sa famille dysfonctionnelle (père travesi, mère dominatrice), qui ne laissera pas indifférent à sa sortie. Un projet n’est pas sans rappeler Party Girl sorti l’an dernier.

Où sont les stars ? Qui dit festival de Cannes dit déferlement de stars internationales sur la croisette, pourtant cette année elles peinent à faire leur apparition.

Certes la sélection officielle aura donné lieu à une belle montée des marches avec Mad Max, on a également croisé Nathalie Portman qui présente son premier film en tant que réalisatrice dans la section « Un Certain regard ». Le dernier Woody Allen, hors compétition, permet à Emma Watson d’être la vedette d’un soir, mais rien côté « off ».

Où sont passées les Rihanna, Justin Bieber, Paris Hilton et autres Kim Kardashian qui viennent traditionnellement faire leur promo et s’éclater au VIP Room ou Gotha Club ? Cette année, c’est peau de chagrin pour les badauds! Il faudra se contenter d’un selfie avec Tahar Rahim… ou Afida Turner pour les moins  regardants.

FESTIVALS LGBT
Au marché du film on trouve à peu près tout ce qui composera l’année cinéma LGBT , nous y reviendrons. Mais en regardant la presse spécialisée pour les professionnels du cinéma, on découvre une interview de Bruno Julliard pour Le Film Français dans laquelle une petite phrase nous interpelle : il entend donner à Paris « un festival LGBT digne de ce nom ». Que dire alors du festival Chéries Chéris, qui fêtait l’an dernier ses 20 ans et qui s’emploie chaque année à offir le meilleur du cinéma LGBT pour le public parisien ? Faut-il comprendre que la Mairie de Paris entend se désolidariser du festival historique ?

A suivre…