[mise à jour, 18 mai] Ajout de la condamnation.

Le rapport annuel de SOS homophobie mettait en lumière il y a quelques jours l’importance des LGBT-phobies dans les contextes de la vie quotidienne. Exemple concret quelques jours plus tard: le tribunal correctionnel de Thionville devait entendre, vendredi après-midi, une affaire d’homophobie et de voisinage.

«Insultes homophobes, inscription “PD” sur les murs des parties communes, urine devant la porte: tel est le quotidien de Michael depuis maintenant plusieurs mois. Harcelé par son voisin en raison de son homosexualité, le jeune homme vit chaque jour dans la crainte de ces agressions répétées. Le point culminant est atteint le 12 avril dernier. Alors qu’il jardine sur son balcon, le bras de Michael est aspergé d’un mélange d’eau chaude et d’eau de javel. À la suite de cette agression, il reçoit 10 jours d’ITT. Depuis cette date, l’agresseur a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’approcher la victime», indique SOS homophobie qui s’est constituée partie civile, de même que Couleurs gaies.

L’homme comparaissait pour injures, menaces de mort et violences aggravées en raison de l’orientation sexuelle de la victime. Il a été condamné à cinq mois d’emprisonnement avec sursis et à verser 500 euros de dommages et intérêts à SOS homophobie et à Couleurs gaies. La peine d’emprisonnement avec sursis a été assortie d’une interdiction d’entrer en contact avec sa victime et d’une obligation d’indemnisation, précise l’AFP.